Affaire des assistants d'eurodéputés : Marine Le Pen dénonce un "coup d'Etat" après le gel de deux millions d'euros d'aide publique

La justice a saisi, dans le cadre de l'affaire des assistants présumés fictifs d'eurodéputés RN (ex-FN), deux millions d'euros d'aide publique due au parti d'extrême droite.

La présidente du Rassemblement national à Nanterre, le 14 juin 2018.
La présidente du Rassemblement national à Nanterre, le 14 juin 2018. (MAXPPP)

"Un attentat contre la démocratie." Marine Le Pen a dénoncé, lundi 9 juillet, la retenue de deux millions d'euros d'aide publique destinés au Rassemblement national par des juges du parquet national financier. La présidente du parti d'extrême droite a annoncé sur BFMTV qu'elle comptait faire appel de cette décision.

Les juges d'instruction ont ordonné cette saisie pénale dans l'affaire des assistants d'eurodéputés du parti. La présidente du parti d'extrême droite a estimé qu'il s'agissait d'"un véritable coup d'Etat".

Un appel aux dons a été lancé

"Deux juges ont décidé, en violation de la présomption d'innocence, sans aucun jugement d'un tribunal, d'assassiner le premier parti d'opposition en France (...) Cette décision ne respecte aucun critère légal, a-t-elle martelé. Ces deux magistrats sont des magistrats politisés, dont l'une est membre du Syndicat de la magistrature, et l'autre en est proche." Les juges Renaud Van Ruymbeke et Claire Thépaut invoquent l'endettement du parti pour justifier cette saisie, craignant que la subvention ne serve qu'à rembourser des emprunts et soit donc indisponible pour recouvrer d'éventuels dommages et intérêts.

Joint par franceinfo, Louis Aliot dénonce "le gouvernement des juges"Pour le député RN des Pyrénées-Orientales et ex-eurodéputé, ces "deux magistrats militants confisquent les moyens d'action d'un parti politique, dont la candidate a été au deuxième tour de l'élection présidentielle, en s'asseyant sur des principes de droit qui fondent notre démocratie". Pour se financer, le parti a activé un site d'appel aux dons "à tous les Français attachés à la démocratie et au pluralisme".