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Gel du point d'indice : "Le pouvoir d'achat des fonctionnaires va de nouveau reculer", déplore Philippe Martinez

Le secrétaire général de la CGT a regretté, mardi, la décision du gouvernement de maintenir le gel du point d'indice des fonctionnaires en 2019, alors qu'"en sept ans, il n'y a pratiquement pas eu d'augmentation générale des salaires".

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Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, invité de franceinfo le mardi 19 juin 2018.
Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, invité de franceinfo le mardi 19 juin 2018. (RADIO FRANCE / FRANCE INFO)

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a regretté, mardi 19 juin sur franceinfo, la décision du gouvernement, confirmée la veille, de geler le point d'indice servant au calcul de la rémunération de plus de cinq millions de fonctionnaires pour 2019. "C'est une mauvaise nouvelle, cela veut dire que le pouvoir d'achat des fonctionnaires va de nouveau reculer, a-t-il réagi. En sept ans, il n'y a pratiquement pas eu d'augmentation générale des salaires."

"Cette politique du gouvernement consiste toujours à considérer que ceux qui travaillent sont des privilégiés. On ménage toujours ceux qui ont beaucoup et ceux qui ont un petit peu, ce sont toujours des privilégiés, a poursuivi Philippe Martinez. Les retraités, les privés d'emploi, les fonctionnaires, les cheminots, les salariés du privé, c'est un vrai problème." Une journée d'action devrait avoir lieu le 28 juin prochain avec Force ouvrière, Solidaires et des organisations de jeunesse, pour condamner la politique d'austérité du gouvernement et proposer l'augmentation des salaires, a indiqué le numéro un de la CGT. "Nous considérons que le smic doit être augmenté et nous travaillons sur une proposition de smic horaire à 13 euros", a-t-il indiqué. 

La CGT propose de poursuivre la grève à la SNCF

Interrogé sur la grève contre la réforme de la SNCF, Philippe Martinez a précisé que la CGT allait proposer la poursuite du mouvement "début juillet". Le souhait de la CGT va être débattu en réunion intersyndicale mardi en fin d'après-midi à Paris. "Il y avait des engagements du gouvernement, la réforme c'est moins de 20% des problèmes posés par la loi qui a été votée. La convention collective, la ministre est venue en négociation est à dit que ça ne la regardait plus. La question de la convention collective nationale est un problème essentiel", a insisté Philippe Martinez. 

Elisabeth Borne, la ministre des Transports, a déclaré ce samedi que la CGT faisait une "grève politique". "C'est une vieille rengaine. À chaque fois, on nous fait le coup, on veut détourner l'objet du conflit, les revendications et on renvoie ça à un objet politique, a réagi le patron de la CGT, précisant que son syndicat n'est "pas là pour prendre le pouvoir". 

Le "côté donneur de leçons" d'Emmanuel Macron

Invité à commenter la remontrance d'Emmanuel Macron, lundi, à un jeune qui l'avait appelé "Manu", Philippe Martinez a estimé que "le côté donneur de leçons du président de la République est un peu agaçant. Le monsieur je sais tout et je dis où est le bien et le mal".

"Evidemment, il y a besoin de respecter, mais il n'est pas obligé de lui faire la leçon", a poursuivi Philippe Martinez, pour qui Emmanuel Macron "est un peu dédaigneux"

Regardez l'intégralité de l'entretien de Philippe Martinez sur franceinfo le 19 juin 2018.

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, invité de franceinfo le mardi 19 juin 2018.
Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, invité de franceinfo le mardi 19 juin 2018. (RADIO FRANCE / FRANCE INFO)