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Suppressions de postes chez Nokia : "Incompréhensible de réduire d'un tiers les effectifs de Nokia en France", lance Eric Bothorel, député LREM

Le député LREM des Côtes-d'Armor s'est dit "carrément en colère" à l'annonce du plan social de Nokia. 402 postes doivent être supprimés à Lannion dans son département, 1 233 partout en France.

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 Eric Bothorel, député La République en Marche (LREM) des Côtes-d’Armor
 Eric Bothorel, député La République en Marche (LREM) des Côtes-d’Armor ((FRANCE INFO - RADIO FRANCE))

"Ce n'est strictement pas compréhensible de pouvoir imaginer réduire d'un tiers les effectifs de Nokia en France", a réagi lundi 22 juin sur franceinfo Eric Bothorel, député La République en Marche (LREM) des Côtes-d’Armor.

L'équipementier télécoms finlandais a annoncé la suppression de 1 233 emplois dans sa filiale française Alcatel-Lucent. 831 postes seront supprimés à Nozay, en Essonne, et 402 postes à Lannion, dans les Côtes-d'Armor, soit la moitié de l'effectif global du site.

Le député ne comprend pas cette décision

Eric Bothorel se dit "carrément en colère" à l'annonce de Nokia. "Après les engagements qui ont été pris" par l'entreprise en matière de recrutement, "on va commencer à se séparer de ceux qu'on avait eu du mal à recruter. C'est incompréhensible. C'est inacceptable."

Le député des Côtes-d'Armor souligne "la chance" d'avoir en Europe "deux acteurs de premier plan sur le secteur des télécoms, Erikson et Nokia. On ne peut pas dire que Nokia n'est pas un champion". Éric Bothorel précise que "Nokia a des gens de valeur et travaille sur des sujets de haute volée. C'est une référence qui s'exporte. Nokia gagne des parts de marchés en Asie, en Europe, gagne des marchés aux Etats-Unis. Donc ils ne sont pas hors-jeu et hors compétition".

Le député rappelle que le plan social de Nokia "a déjà commencé" avec plusieurs "plans successifs depuis le rachat d'Alcatel par Nokia". Selon Eric Bothorel, "pour certain collaborateurs parmi les plus anciens chez Alcatel, ils vivent là leur vingtième ou leur trentième plan". Cette situation est révélatrice "d'un secteur soumis à une concurrence accrue. Les acteurs doivent s'adapter".

Je me demande s'il y a un capitaine à bord

Eric Bothorel, député LREM des Côtes-d’Armor

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Mais compte tenu "des annonces ou des intentions" de Nokia, "les choses ne sont pas faites, nous allons nous mobiliser pour qu'on n'aboutisse pas aux chiffres qui ont été annoncés ce matin", assure le député des Côtes-d'Armor. Mais il avoue ne "rien comprendre de la stratégie de Nokia". "Je me demande s'il y a un capitaine à bord", ajoute Eric Bothorel. Il attend maintenant que "l'exécutif, les parlementaires" puissent parler à "des interlocuteurs qui sont en capacité de dire ce que veut être Nokia dans les cinq ans qui viennent".

Pour revoir l'interview en intégralité :

 Eric Bothorel, député La République en Marche (LREM) des Côtes-d’Armor
 Eric Bothorel, député La République en Marche (LREM) des Côtes-d’Armor ((FRANCE INFO - RADIO FRANCE))