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Salaires minimums en Europe : "C'est absolument nécessaire", selon Sandro Gozi, eurodéputé Renaissance

L'eurodéputé espère que cet accord aboutira car "l'objectif, c'est que tous les travailleurs aient des salaires dignes dans l'espace européen."

Article rédigé par franceinfo
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Sandro Gozi, député européen italien du groupe Renaissance. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

"C'est absolument nécessaire", réagit sur franceinfo Sandro Gozi, eurodéputé Renaissance - RenewEurope, groupe de la majorité présidentielle. Un accord final sur la directive sur les salaires minimums au sein de l'Union européenne est attendu dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 juin. "C'est une priorité de Renaissance depuis les Européennes en 2019", souligne Sandro Gozi. Emmanuel Macron a également fait de cette directive l'une des priorités de la présidence française du Conseil de l'Union européenne (PFUE), qui prendra fin le 30 juin.

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Dans le contexte actuel où le pouvoir d'achat des Européens est en baisse, c'est un "devoir d’intervenir au niveau européen aux côtés des plus fragiles", estime Sandro Gozi. Il rappelle que "les salaires minimums n'existent pas dans plusieurs pays. L'un, je le connais bien, c'est l'Italie, l'autre, ce sont les pays scandinaves. Eux ne passent pas par la loi mais par des accords entre partenaires sociaux liés aussi à la compétitivité."

L'eurodéputé espère que cet accord aboutira car "l'objectif, c'est que tous les travailleurs aient des salaires dignes dans l'espace européen", car selon lui "c'est ça aussi l'Europe sociale."

Un "vrai risque" pour Boris Johnson

Concernant la motion de défiance déclenchée contre Boris Johnson au Royaume-Uni, Sandro Gozi estime que "le vote de défiance lui-même est un acte politique majeur". L'eurodéputé ne s'avance sur l'issue de ce vote car "les dynamiques internes au Parti conservateur sont difficiles à saisir". D'une part, il considère qu'il y a un "vrai risque" pour Boris Johnson parce que "le vote est secret" et qu'il y a "une marge de risque supplémentaire pour quelqu’un qui est critiqué explicitement par 54 de ses députés". D'autre part, "il faut dire aussi qu'il y a une très large majorité de députés conservateurs qui ont des postes au gouvernement, qui sont liés" au Premier ministre britannique.  

Quoi qu'il en soit, Sandro Gozi pense que cette motion de défiance va "affaiblir" Boris Johnson car "son leadership est formellement remis en cause par 55 parlementaires" de son parti. Puis, l'eurodéputé souligne que l'ancienne Première ministre "Theresa May avait gagné le vote de confiance mais ça ne s'était pas bien passé pour elle après." Sandro Gozi estime qu'il ne lui "appartient pas de souhaiter le départ ou non de Boris Johnson". En revanche, il "souhaite qu’il y ait un Premier ministre coopératif avec la France, avec l’Union européenne. Et disons qu’avec Boris Johnson, cela n’a pas toujours été le cas."

Enfin, interrogé sur les propos les propos de Jean-Luc Mélenchon sur la police, Sandro Gozi a jugé que c'était "une provocation" de la part du député La France insoumise. "C'est n'importe quoi. Quelqu'un qui veut devenir Premier ministre ne devrait pas jeter de l'huile sur le feu", ajoute l'eurodéputé. Selon lui, "il faut de la retenue et vérifier les faits. Les responsables politiques ne doivent pas attiser le feu et doivent gérer des situations compliquées comme celle-ci qui est très sérieuse et tragique". Sandro Gozi estime que les propos de Jean-Luc Mélenchon ne sont pas "un bon service à la cohésion en France."

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