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Handicap à l'école : pour Eric Coquerel, "il manque des dizaines d'AVS/AESH dans chaque ville du 93"

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Eric Coquerel, député France insoumise de Seine-Saint-Denis, était l'invité du "19h20 politique" sur franceinfo, vendredi soir.

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Radio France
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Eric Coquerel, député France insoumise de Seine-Saint-Denis, le 12 octobre 2018. (RADIO FRANCE / FRANCEINFO)

Des députés de la France insoumise qui soutiennent une proposition de loi des Républicains, c'est rare. "À partir du moment où ils proposent un bon projet de loi, pourquoi voudriez-vous qu'on se sépare", a estimé Eric Coquerel, vendredi 12 octobre sur franceinfo. Le député Insoumis de Seine-Saint-Denis assume son soutien à cette proposition de loi pour "l'inclusion des élèves en situation de handicap" qui a été rejetée, jeudi, à l'Assemblée nationale par 70 voix contre 54, provoquant la colère de François Ruffin.

Eric Coquerel dénonce la situation "lamentable" des AVS/AESH. "Il faut huit ans de contrats précaires pour espérer un CDI ! Ils sont mal payés. Vous voyez bien que tout ça ne va pas, et En Marche ! est opposé à ce projet de loi. C'est à ne rien comprendre !"

Ce n'est pas normal qu'en 2005, on ait voté une loi sur le handicap et qu'on ne l'applique pas, nulle part.

Eric Coquerel

à franceinfo

"J'étais à un rassemblement dans ma circonscription à la mairie de Saint-Ouen, avec des enseignants et des parents d'élèves handicapés qui ont besoin d'accompagnants, a expliqué Eric Coquerel. La loi fait qu'il devrait y en avoir un par élève en situation de handicap, mais on est très loin du compte ! La situation est dramatique. Il en manque des dizaines dans chaque ville du 93, la situation est anormale."

Le député Insoumis a aussi souligné les entraves à la mobilité des personnes en situation de handicap. "Non seulement les personnes en situation de handicap ont autant de difficultés qu'avant dans les transports en commun, à l'accessibilité à des établissements publics, à l'emploi, mais en plus de ça, dans l'Éducation nationale, là où théoriquement la question de l'égalité devrait être centrale, et bien, ce n'est pas le cas."

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