Crise sociale en Guadeloupe et en Martinique : "Le signal d'alarme était tiré depuis très longtemps", affirme Fabien Roussel

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Le candidat du Parti communiste français à l'élection présidentielle a estimé mardi sur franceinfo que "cela fait des semaines" que les signes de la crise sont présents en Martinique et en Guadeloupe.

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Radio France
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Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et candidat à la présidentielle, le 18 octobre 2021 sur franceinfo. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

"Cela fait des semaines que de nombreux syndicats, associations et organisations manifestent toutes les semaines" en Guadeloupe et en Martinique, a affirmé mardi 23 novembre sur franceinfo Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et candidat à la présidentielle. Les deux îles d'Outre-mer sont touchées par une crise sociale, des manifestations contre le pass sanitaire et l'obligation vaccinale des soignants ainsi qu'une grève générale.

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"Le signal d'alarme était tiré depuis très longtemps et il faut que des organisations poussent un cri de colère pour que le gouvernement ne réponde pas mais envoie le GIGN et le Raid. Ils veulent des réponses à leurs questions mais ni le bâton ni la police", a dénoncé le candidat communiste. D'après lui, ces personnes manifestent "pour que Paris et le gouvernement tiennent compte des spécificités et des réalités vécues par la population de Martinique, de Guadeloupe et de Guyane".

Un "manque de considération" pour ces territoires

Selon le ministre de l'Intérieur, des policiers ont été visés par des tirs à balles réelles et des cocktails molotov en Guadeloupe. "Je ne confonds pas celles et ceux qui manifestent depuis des semaines et ceux qui commettent des exactions, pillent les magasins et tirent contre les forces de l'ordre", a assuré Fabien Roussel. "Je condamne ces actes de violence."

Cependant, d'après lui ces revendications mettent en avant "la question des salaires, de la vie chère, des retraites et des minimas sociaux qui n'augmentent pas". Fabien Roussel estime que "la violence de l'Etat est aussi réelle et la population ne la supporte plus. Il y a un manque de considération total" de la part de l'Etat. Les manifestants "ont demandé à être entendus sur la base de leurs revendications avec 32 propositions envoyées au gouvernement".

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