Crise sociale en Guadeloupe : le couvre-feu sera prolongé jusqu'au 28 novembre dans le département, annonce le préfet

D'importants barrages bloquent les principaux axes routiers de Martinique, après l'appel d'une intersyndicale à la grève générale.

Des jeunes guadeloupéens tiennent un barrage sur le rond point de Montebello, en Guadeloupe, le 21 novembre 2021. 
Des jeunes guadeloupéens tiennent un barrage sur le rond point de Montebello, en Guadeloupe, le 21 novembre 2021.  (PHILIPPE DE POULPIQUET / MAXPPP)
Ce qu'il faut savoir

Le Préfet de la Guadeloupe, Alexandre Rochatte, a décidé la prorogation du couvre-feu de 18 heures à 5 heures jusqu’au samedi 28 novembre 2021 à 5 heures. Le couvre-feu est instauré dans l'ensemble du département, "à l’exception des îles de la Désirade, de Marie-Galante et des Saintes", rappelle le préfet dans un communiqué paru mardi 23 novembre. La Guadeloupe et la Martinique sont touchées par une crise sociale, des manifestations et une grève générale contre le pass sanitaire et l'obligation vaccinale des soignants. Ce direct est terminé, merci de l'avoir suivi.

Des membres des forces de l'ordre et des pompiers pris pour cible. Ils ont été à plusieurs reprises pris pour cibles par des tirs d'arme à feu dans la nuit de lundi à mardi 23 novembre à Fort-de-France, en Martinique, sans faire de blessés. Une procédure pour "tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l’autorité publique" a été ouverte, annonce ce mardi le parquet de Fort-de-France. 

La grève générale paralyse l'île. Des blocages ont paralysé lundi une bonne partie de l'activité économique et des manifestants ont défilé dans les rues de Fort-de-France. D'importants barrages bloquaient encore mardi les principaux axes routiers de Martinique. Des camions, des taxis mais aussi des palettes et des pneus ont été disposés à des points stratégiques de l'île.

Des revendications variées. Ces blocages s'inscrivent dans le cadre de l'appel à la grève générale lancé par 17 organisations syndicales aux revendications variées, parmi lesquelles on compte la fin de l'obligation vaccinale et des suspensions pour les soignants, mais aussi la hausse des salaires et des minima sociaux et la baisse des prix des carburants et du gaz.

Vers une crise comme en Guadeloupe ? La Guadeloupe voisine est secouée depuis plusieurs jours par un mouvement ayant pour origine la contestation de l'obligation vaccinale des soignants, qui a dégénéré en crise sociale émaillée de nombreuses violences avec barricades, pillages et incendies.

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18h31 : Une procédure pour "tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l'autorité publique" a été ouverte après des tirs par armes à feu qui ont pris pour cible les pompiers et les forces de l'ordre dans la nuit de lundi à mardi à Fort-de-France, annonce le parquet. Aucun blessé n'est à déplorer. Les investigations sont confiées à la police judiciaire.

14h56 : "Nous sommes intervenus sur des feux de poubelles à Sainte-Thérèse (...) en appui des pompiers. Nous avons reçu des projectiles. D'autres feux de poubelles et de véhicules ont été allumés vers 1h45, c'est à ce moment que les patrouilles ont essuyé des tirs de 9 mm à plusieurs reprises."


Ces tirs d'armes sont intervenus alors que les pompiers et les forces de l'ordre intervenaient sur des feux de poubelles allumés sur la voie publique dans le quartier de Sainte-Thérèse à Fort-de-France.

14h57 : Ces tirs n'ont pas fait de blessés, selon la police. D'importants barrages bloquent, comme la veille, les principaux axes routiers de l'île, après l'appel d'une intersyndicale à la grève générale. (LOIC VENANCE / AFP)

14h28 : Des forces de l'ordre et des pompiers ont été à plusieurs reprises visés par des tirs d'arme à feu la nuit dernière, à Fort-de-France, rapporte la Sécurité publique.