Congrès des maires : "On a besoin d'une AMF forte qui puisse faire face à tout exécutif", selon le premier vice-président de l'association

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André Laignel, maire d'Issoudun (PS) et premier vice-président sortant de l'Association des maires de France, revient sur l'élection cet après-midi du maire de Cannes (LR) David Lisnard à la tête de l'association, succédant à François Baroin.

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Radio France
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André Laignel, à Paris, le 21 novembre 2019. (THOMAS SAMSON / AFP)

"On a besoin d'une AMF forte, qui puisse faire face à tout exécutif", a déclaré sur franceinfo André Laignel, maire d'Issoudun (PS) et premier vice-président sortant de l'Association des maires de France (AMF), qui sera sauf surprise reconduit demain, après l'élection cet après-midi du maire de Cannes (LR) David Lisnard à la tête de l'association, succédant à François Baroin.

Ce vote, "c'est la continuité dans la volonté d'avoir une AMF toujours indépendante et porteuse de la diversité des maires de notre pays", a-t-il expliqué, s'opposant une nouvelle fois à la liste concurrente qui était portée par le maire de Sceaux Philippe Laurent (UDI). Une liste qualifiée de "plus étroite, plus partisane", "sur les 35 membres de la liste, 23 étaient proches du président, il y avait une volonté de transformer l'AMF en courroie de transmission de l'exécutif, ce n'est ni son utilité, ni sa tradition".

Des relations difficiles avec Emmanuel Macron

Emmanuel Macron reçoit mercredi soir 1 000 maires à l'Elysée et il prononcera un discours demain en clôture du congrès de l'AMF. André Laignel reconnaît des relations difficiles avec le président, "il y a eu un désamour dès ses premières interventions, quand il a expliqué que les élus locaux étaient trop nombreux, qu'ils étaient dépensiers et inefficaces voire quand ils nous a qualifiés de clientélistes !"

Aujourd'hui, "ça s'est calmé", assure le maire d'Issoudun, "dans les crises que nous venons de vivre, les élus locaux étaient en première ligne", rappelant notamment que les maires ont été très actifs sur la question des masques ou du déploiement de la vaccination au cours de la crise du Covid-19.

"Les maires, c'est la proximité, c'est en permanence la réponse", a-t-il affirmé Antoine Laignel. "Nous sommes à la fois le premier recours et parfois le dernier espoir de nos concitoyens." Les édiles restent les élus préférés des Français avec trois Français sur quatre qui font confiance à leur maire.

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