Budget 2022 : "Maintenant, il faut aller vers une logique d'investissement", soutient le député LREM Roland Lescure

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L'Assemblée nationale a entamé ce lundi l’examen du projet de loi de finances 2022, un budget nettement en hausse par rapport à celui d'avant-crise sanitaire.

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Roland Lescure, député des Français d'Amérique, porte-parole de LREM et président de la commission des affaires économiques de l'Assemblée sur franceinfo le 13 mars 2021. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

"Maintenant, il faut aller vers une logique d'investissement", soutient sur franceinfo ce lundi 11 octobre, Roland Lescure, porte-parole de La République en marche (LREM), député des Français d'Amérique du Nord et président de la commission des affaires économiques de l'Assemblée. L'Assemblée nationale a entamé ce lundi l’examen du projet de loi de finances 2022, un budget nettement en hausse par rapport au budget d'avant-crise sanitaire. Selon lui, et en accord avec les choix de l'exécutif, "l'industrie de demain, ce sera une industrie technologique". Il confirme, par ailleurs, le souhait du président de mettre en place des "mini-centrales nucléaires" pour opérer la transition écologique.

Jean-François Achilli : La crise a coûté cher à l'État. Les caisses sont vides et pourtant le budget 2022 est plus important, comment est-ce possible ?

Roland Lescure : C'est le premier budget d'après-crise. On commence enfin à sortir de la crise et pendant deux années, on a sauvé la France. Donc non, on n'a pas cramé la caisse. Car, s'il n'y avait pas eu le "quoi qu'il en coûte", on ne serait pas dans la situation actuelle, avec un chômage au plus bas depuis 15 ans et une croissance qui va retrouver le niveau d'avant-crise. La croissance est de retour et tant mieux, car cela permet de faire baisser le chômage, d'augmenter le pouvoir d'achat de tout le monde, et donc maintenant, il faut aller vers une logique d'investissement. En 2021, le déficit budgétaire est de 8,5%, alors qu'en 2022, on sera en dessous de 5%. Il ne faut pas se presser, c'est sûr, mais la dette sera sûrement de 114 milliards d'euros. Ce n'est pas une baisse importante [la dette est actuellement de 115 milliards d'euros], mais c'est mieux que les 116 milliards, initialement prévus.

Cet argent qui va rentrer dans les caisses de l'État, à quoi servira-t-il ?

Il y en a une partie qui va aller au remboursement de la dette, une partie qui ira au plan de relance et une partie qui servira à reconstruire la France de demain avec le fameux plan d'investissement qui sera annoncé demain [ce mardi]. Au total, le plan d'investissement sera de 30 milliards environ sur cinq ans. Mais ce plan n'est pas encore intégré au budget 2022, et il le sera ultérieurement.

C'est quoi l'industrie de demain ?

On avait détruit de l'emploi industriel tous les ans depuis 15 ans. En 2018 et 2019, on en a créé. Alors, certains nous disent, c'est la "start-up nation", et ils opposent cette "start-up nation" à l'industrialisation, la vraie. La réalité, c'est que l'industrie de demain, ce sera une industrie technologique. Une industrie dans laquelle la connaissance, le savoir et la formation vont être au cœur des processus. Donc il faut s'appuyer sur les start-up et sur les nouvelles technologies. Avec de manière très concrète : les batteries, l'hydrogène, la transition écologique ou encore les mini-centrales nucléaires.

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