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VIDÉO. Christophe Lecourtier sur l'investissement étranger en France : “Ce sont 40 000 emplois, plus de 35% d’entre eux dans l’industrie"

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Présenté parJean-Paul Chapel

Diffusé le 03/06/2020Durée : 00h5

Christophe Lecourtier, directeur général de Business France, parle d’une année record pour l’investissement étranger en France. “C’est vraiment l’histoire d’une remontada assez fabuleuse. On état historiquement 3e en Europe, par rapport au Royaume-Uni et à l'Allemagne. En 2017, le président de la République a fixé l’objectif d’arriver, avant la fin du quinquennat, à être numéro 1. On est passé numéro 2 dès 2018, et en 2019, numéro 1. Ce n’est pas simplement pour la gloire. Derrière ce sont 40 000 emplois, plus de 35% d’entre eux dans l’industrie. Et 40% de ces projets sont dans des agglomérations de moins de 20 000 habitants donc ce n’est pas simplement des grandes entreprises qui vont à la Défense en région parisienne, même s’il y en a aussi.

Christophe Lecourtier évoque quelques exemples. “On est devenu le champion avec Massey Ferguson, dans les Hauts-de-France, des tracteurs. C’est une entreprise qui a investi depuis plusieurs années et qui a encore en 2019 choisi d'accroître l’emploi et la production. Mais il y a aussi des choses beaucoup plus petites, par exemple autour de l'aéronautique dans la région de Toulouse, une start-up indienne a choisi de quitter Londres, dans le cadre du Brexit, pour venir travailler avec Airbus.

Est-ce que l’épidémie de Covid-10 remet en cause certains projets ? “On a environ trois quarts des projets qui sont engagés de manière irréversible et un quart des projets qui risquent d’être décalés, parce qu’ils ont été impactés par la crise. Pour tous ces projets, il y aujourd’hui un suivi vraiment personnalisé pour s’assurer que ce retard sera rapidement rattrapé.

Quels sont les atouts de la France ? “C’est un cocktail entre des atouts qu’on avait traditionnellement : la profondeur du marché, les infrastructures, la place au coeur de l’Europe, encore plus depuis que le Royaume-Uni est parti. On a ajouté une dynamique de réformes, qui ont permis de toucher ce qui était vu par les investisseurs comme les points noirs de la France. La flexibilisation du Code du travail, la baisse et la stabilisation des impôts, le crédit impôt-recherche. Ça a créé un cocktail qui nous a fait prendre la première place, pour la première fois depuis plus de vingt ans. L’enjeu c’est d’arriver à garder ce maillot jaune pour les années à venir.

Christophe Lecourtier conclut. “Hier, le Premier ministre et les ministres de l’Économie et des Affaires étrangères ont dialogué avec une douzaine des plus grands patrons mondiaux. Et la demande c’est : “Tout ce que vous avez fait très bien ces trois dernières années, s’il vous plaît, ne revenez pas là-dessus.”
Plus on est compétitif, plus on est attractif, c’est vraiment les deux faces de la même médaille. C’est ça l’enjeu pour la France, mais je pense que le gouvernement a bien ça en tête.

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