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VIDÉO. Fabrice Ribourg sur le marché de la "pet food" : “La France compte 14 millions de chats pour environ 7 millions de chiens. Ce qui en fait un des marchés les plus importants d’Europe et dans le monde"

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Présenté parStéphane Depinoy

Diffusé le 16/06/2020Durée : 00h7

Fabrice Ribourg, président de Royal Canin France, évoque le marché de la “pet food” : “La France compte 14 millions de chats pour environ 7 millions de chiens, ce qui en fait un des marchés les plus importants d’Europe et dans le monde. C’est 3,5 milliards environ de chiffre d’affaires. Si on se concentre sur l’alimentation ça fait à peu près 3 milliards. Ce que montre l’étude, faite récemment avec Ipsos, c’est l’intérêt particulier que portent les Français au bien-être de leurs animaux.

Fabrice Ribourg revient sur les origines de Royal Canin, "créé par un vétérinaire". "C’est l’ADN créateur de Royal Canin, qui a toujours gardé la même approche. C’est à dire faire la nourriture au plus spécifique de l’animal. Ça a commencé par des aliments adaptés à la taille, ensuite à la race. Aujourd’hui on est capable de faire un aliment dont la préparation, l’analyse des besoins se fait chez le vétérinaire, et ensuite grâce à nos algorithmes, on est capable de faire un aliment pour un animal.

Le président de Royal Canin France évoque la stratégie de son entreprise, qui n’est pas en vente dans les supermarchés. “On ne part pas de “Comment satisfaire la ménagère de plus de 50 ans ?”, mais on part du besoin de l’animal, de son âge. On travaille également avec les éleveurs et les refuges, avec des aliments spécifiques, par exemple du lait adapté. D’avoir été créé par un vétérinaire évidemment ça a créé des affinités et nous travaillons énormément avec les vétérinaires dans la formulation de nos produits.

Fabrice Ribourg revient sur le coût de ses produits. “En moyenne, c’est une vingtaine d’euros par mois pour un propriétaire de chat, une quarantaine pour un chien, c’est ce que montre l’étude en termes d’alimentation. Et au-delà de ça, à peu près 14 euros pour tout ce qui est entretien et puis vétérinaire.

Fabrice Ribourg s’exprime sur la prise en charge médicale des animaux. “Certes la médicalisation des chiens a beaucoup avancé, par contre en termes de chats, on est encore un petit peu en retrait. Seulement un propriétaire sur deux visite un vétérinaire tous les ans. Ce qui pose un problème en termes de détection des symptômes, puisque beaucoup de maladies sont repérables que par des symptômes extrêmement tardifs. L’idéal c’est d’aller voir son vétérinaire régulièrement et par le biais des vétérinaires, vous pouvez avoir un produit qui permet de mettre des marqueurs dans votre litière pour repérer les traces de sang, et agir suffisamment tôt sur les symptômes.

Fabrice Ribourg conclut. “La crise actuelle a pesé surtout sur les refuges, qui étaient fermés pendant le confinement et qu’on a aidés énormément en leur apportant notamment de la nutrition. Pour le marché français, ça plutôt été l’effet inverse, on s’est orienté au plus vite vers l’aliment parce qu’on a des aliments extrêmement spécifiques pour être sûr de ne pas en manquer.

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