Cet article date de plus de quatre ans.

Vidéo Les milices paramilitaires se multiplient en Pologne

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 2 min.
AVDE_Pologne extrait

Face à la menace russe, la Pologne voit se multiplier les milices paramilitaires. Elles regrouperaient 35 000 hommes chauffés à blanc contre l'ex-"grand frère". Extrait d'un reportage à voir dans "Avenue de l'Europe, le mag" le 15 février 2017.

Depuis la crise ukrainienne, les bruits de bottes aux frontières orientales de l'Union européenne et de l'Otan se font de plus en plus insistants. Les Européens doivent-ils les prendre au sérieux ? "Avenue de l'Europe, le mag" se penche sur la question le 15 février 2017. Extrait d'un reportage en Pologne. 

Dans la forêt enneigée, des hommes en treillis s'entraînent au tir à la kalachnikov. Des militaires ? Non, des volontaires. Qui sont-ils ? Si l'on en croit Zbigniew Antolak, ancien militaire qui commande cette milice baptisée le Tireur, "des passionnés de l'histoire militaire, et aussi des gens qui veulent s'engager dans l'armée [...] et peuvent s'y préparer grâce à nous. C'est tout"...  

"On ne va pas attaquer Moscou... pour l'instant !"

Les milices paramilitaires de ce genre, interdites pendant la période communiste, se multiplient. Le gouvernement a officialisé leur existence le 1er janvier 2017 et veut les placer sous la tutelle de l'armée régulière. Elles regrouperaient quelque 35 000 volontaires. Toujours d'après le "commandant" Antolak, leur seul but est de préparer à "réagir à une menace militaire, d'où qu'elle vienne", mais son humour risque de faire rire jaune : "Il ne faut pas avoir peur de nous. On ne va pas attaquer Moscou... pour l'instant !"

Dans les rangs du Tireur, Darek, ingénieur dans le civil, est inquiet : "Tous les jours, on nous bombarde d'informations inquiétantes sur l'Ukraine et sur des incidents dans les pays baltes, [...] que les Russes présentent comme des erreurs. Ils débarquent 'par mégarde' de l'autre côté de la frontière. Ces informations ne sont pas claires. Les Russes montrent les dents. Peut-être font-ils seulement semblant... mais ça, on n'en sait rien." Ce que l'on sait, c'est que l'animosité envers l'ex-"grand frère" ne date pas de la crise en Ukraine. Toute une génération a été nourrie aux récits d'exactions de soldats soviétiques à la fin de la Seconde Guerre.

A suivre dans "La Pologne aux avant-postes", un reportage à voir dans "Avenue de l'Europe" le 15 février 2017.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Avenue de l'Europe, le mag

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.