13h15, France 2

VIDEO. Coronavirus : au cœur d'une usine française de masques respiratoires dont l'Etat réquisitionne 100% de la production

L’entreprise Valmy, l’une des trois de l’Hexagone à fabriquer des masques respiratoires, tourne à plein régime et a déjà embauché une vingtaine de personnes pour faire face à la demande… Extrait du magazine "13h15 le samedi" du 14 mars 2020.

Le masque respiratoire est devenu un objet dont la production est sous tension. La crise sanitaire du coronavirus Covid-19 a fait exploser la demande. L’entreprise Valmy, située à Mably (Loire), a doublé sa production réquisitionnée par le gouvernement : "On ne produit que pour les commandes de l’Etat. S’il nous dit demain de livrer au CHU de Reims, alors on va produire vos vingt cartons et vous les livrer", indique une commerciale au téléphone. L’usine a de quoi produire pendant deux mois et demi, mais elle n’est pas à l’abri d’un imprévu..

"On a de quoi fabriquer des masques filtrants mais la plus grosse difficulté aujourd’hui, c’est au niveau de l’élastique, dit le directeur de la production du site Nicolas Brillat au magazine '13h15 le samedi’ (replay). C’est compliqué de s’approvisionner. On est à flux tendu, livré tous les deux ou trois jours. C’est le seul produit  qui nous a manqué à un moment. On a eu quatre heures d’arrêt de production depuis le 20 janvier 2020, à cause de l’élastique. Cela reste une performance très honorable."

"On est passé de dix-sept personnes dans toute la société à une grosse quarantaine"

"On est à 30 000 masques par poste en huit heures de travail, de treize heures à vingt et une heures, donc tout va bien", dit une opératrice au directeur qui précise par ailleurs : "Cette machine tournait soixante-dix heures par semaine en hiver, et là, on se retrouve avec trois machines qui vont tourner cent quarante heures par semaine. On est passé de dix-sept personnes dans toute la société, avec une dizaine d’opérateurs-machines, à une grosse quarantaine."

Tout personnel au travail porte des masques respiratoires : "Imaginez que le virus vienne se mettre dans l’entreprise et qu’on soit tous en quatorzaine : elle est arrêtée, explique un opérateur. En France, on doit être trois entreprises qui fabriquent des masques. S’il y a une entreprise en moins, où va-t-on chercher les masques ?" Masqué lui aussi, Nicolas Brillat ajoute : "C’est une attitude de prévention, un peu contraignante, mais ce n’est pas très dérangeant par rapport à ce que cela permet d’éviter."

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