VIDEO. Nigeria : l’incertitude persiste après l’annonce de la libération des lycéennes enlevées

Alors qu’un accord de cessez-le-feu a été signé entre le gouvernement nigérian et les terroristes de Boko Haram, les 219 lycéennes détenues par le groupe islamique n’ont toujours pas été libérées

FRANCE 3

Les familles avaient bon espoir de retrouver les lycéennes enlevées en avril 2014 par Boko Haram à Chibok, dans le nord-est du Nigeria. La secte islamique aurait accepté de libérer les 219 jeunes femmes, information confirmée par les autorités nigérianes. "Les terroristes ont accepté le cessez-le-feu et exposé leur désir de paix", a annoncé Mike Omeri, porte-parole du gouvernement.

Mais Aboubakar Shekau, le chef du groupe terroriste, n’a pas confirmé ces propos.

Pression politique

Cette confusion met en difficulté Goodluck Jonathan, le président nigérian, à quelques mois d’une élection qui s’annonce compliquée. "Il a une forte pression politique intérieure et extérieure sur ses épaules. La libération des lycéennes jouerait en sa faveur", analyse Marc-Antoine Pérouse de Montclos, chercheur à l’institut français de géopolitique. Malgré une forte mobilisation des femmes nigérianes et un élan mondial de solidarité, le sort des jeunes filles reste toujours aussi incertain.

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Une manifestation pour les lycéennes enlevées au Nigeria par la secte Boko Haram, dans les rues d\'Abuja, vendredi 17 octobre 2014. 
Une manifestation pour les lycéennes enlevées au Nigeria par la secte Boko Haram, dans les rues d'Abuja, vendredi 17 octobre 2014.  (AFOLABI SOTUNDE / REUTERS )