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Quatre mois ferme pour rébellion après la manifestation pro-palestinienne à Paris

Quatre autres personnes seront jugées ultérieurement en correctionnelle pour "violences sur les forces de l'ordre" ou "rébellion" après les échauffourées ayant eu lieu en marge du défilé.

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France Télévisions
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Des manifestants à Paris, le 12 juillet 2014. (CITIZENSIDE / VALENTINA CAMOZZA / AFP)

Un homme de 23 ans a été condamné mardi 15 juillet à quatre mois de prison ferme avec mandat de dépôt pour "rébellion" lors d'un contrôle de police. Ce dernier avait dégénéré après une manifestation pro-palestinienne à Paris dimanche.

Quatre autres personnes seront jugées ultérieurement en correctionnelle pour "violences sur les forces de l'ordre" ou "rébellion" après les échauffourées ayant eu lieu en marge de ce défilé, selon une source judiciaire. Ces incidents ont suscité l'émoi de la communauté juive car certains manifestants s'étaient rendus près de deux synagogues. De premiers heurts ont eu lieu à la fin de la manifestation, place de la Bastille. Les CRS ont dû aussi intervenir pour mettre fin à un début d'échauffourée devant la synagogue de la Roquette (XIe arrondissement), où se trouvaient des membres de la Ligue de défense juive (LDJ), selon une source proche du dossier.

"En mode sauvage"

L'homme qui a été condamné mardi soir était jugé en comparution immédiate à l'issue de sa garde à vue pour des faits qui se sont produits après 20 heures, dans le XVIIIe arrondissement, alors qu'il rentrait de la manifestation avec son frère et un ami. Ce manutentionnaire de 23 ans né à Tarbes était accusé d'une part d'avoir donné un coup de poing à un policier (qui n'a pas été blessé) alors que cet agent et ses collègues voulaient contrôler l'identité de son frère qui portait un keffieh, et de l'autre d'avoir résisté à son interpellation.

"Les policiers sont sortis de leur voiture en 'mode sauvage'", a-t-il dit, niant devant le tribunal avoir porté un coup. "Ils sont descendus parce qu'on portait le foulard et le drapeau palestinien, ils sont descendus pour nous casser la bouche", a-t-il ajouté, disant s'être interposé pour protéger son frère. "Si j'avais voulu me battre contre des policiers, je l'aurais fait à Bastille", a-t-il poursuivi, les yeux rivés au sol.

Relaxé des faits de violence

Son avocat, Me Nicolas Putman a plaidé la relaxe en dénonçant une "bavure et un racisme latent" de la police: "On ne peut pas exclure qu'il soit tombé sur des policiers qui voulaient se faire un Arabe".

Estimant que le prévenu, déjà condamné par le passé pour d'autres faits, n'avait pas à intervenir pendant le contrôle d'identité de son frère, le procureur a requis une peine de cinq mois d'emprisonnement. En début de soirée, la présidente l'a relaxé des faits de violences, mais l'a condamné pour "rébellion" à quatre mois de prison ferme, ordonnant un mandat de dépôt.

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