Israël-Palestine: bombardements à Gaza, manifestation à Paris

Trois personnes, dont un adolescent, ont été tués dimanche dans l'enclave palestinienne. Des heurts ont éclaté à Paris en marge d'une manifestation de soutien à Gaza.

Un manifestant pro-palestinien, le 13 juillet 2014 à Paris.
Un manifestant pro-palestinien, le 13 juillet 2014 à Paris. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Les jours se suivent et se ressemblent à Gaza. Trois Palestiniens, dont un adolescent, ont été tués dimanche 13 juillets dans de nouvelles frappes israéliennes sur la bande de Gaza. En France, plusieurs manifestations ont été organisées pour soutenir les Palestiniens.

Francetv info fait le bilan de la journée.

Première incursion terrestre à Gaza

Un commando de la marine israélienne a attaqué dans la matinée un site de lancement de roquettes de longue portée, dans le nord de la bande de Gaza. Il s'agit du premier affrontement au sol signalé en six jours d'offensive israélienne. Quatre militaires israéliens ont été blessés. 

L'armée a annoncé avoir mené depuis mardi plus de 1 300 frappes contre des cibles du Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle Gaza: lance-roquettes, centres de commandement ou d'entraînement, bureaux des institutions... Elle a parallèlement enregistré plus de 800 tirs de roquettes contre Israël, dont 127 ont été interceptés par la défense antimissile. Dimanche, 30 roquettes ont atteint Israël, et cinq ont été interceptées, selon un porte-parole de l'armée.

Le bilan grimpe à 166 morts

Depuis le début de l'opération "Bordure protectrice", le bilan est de 166 morts et près de 1 000 blessés côté palestinien. Côté israélien, les tirs de roquettes du Hamas ont fait des dizaines de blessés, dont deux graves. D'après un bilan samedi après-midi du bureau de l'ONU chargé des Affaires humanitaires, 70% des victimes sont des civils, et 21% des mineurs. L'opération lancée mardi par l'armée israélienne pour détruire les capacités de tirs du Hamas est la plus meurtrière depuis celle similaire de novembre 2012, qui avait fait 177 morts palestiniens et six Israéliens.

Mahmoud Abbas demande "une protection internationale"

Sur le plan diplomatique, le président de l'Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, a demandé l'ONU de placer la "Palestine sous protection internationale". La France demande elle à Israël de "faire preuve de mesure dans sa riposte". "A Gaza comme en Israël, la priorité absolue, c'est le cessez-le-feu", a estimé le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

Plusieurs manifestations propalestiniennes en France

Des cortèges de soutien à la Palestine ont défilé à Paris, Lille, Bordeaux et Marseille ce week-end. Dans la capitale, les manifestants étaient 30 000 selon les organisateurs, 7 000 selon la police. Quand la tête de la manifestation est arrivée place de la Bastille, des heurts limités avec les forces de l'ordre ont éclaté dans certaines rues.

Des projectiles ont commencé à voler en direction des policiers et gendarmes, qui ont répliqué à coups de grenades lacrymogènes. Des dégâts légers ont été causé à des devantures de commerces. Selon la préfecture de police, ces heurts étaient dus à de petits groupes de jeunes gens qui tentaient de quitter la place de la Bastille et ont été "facilement contenus". Il n'y a pas eu de blessés et six personnes ont été interpellées.

La situation était cependant tendue à proximité de la synagogue de la rue de la Roquette. Des vidéos et des photos postées sur les réseaux sociaux ont montré des affrontements entre CRS et certains manifestants. Les forces de l'ordre ont dû escorter les fidèles présents, qui étaient rassemblés pour une manifestation de soutien à Israël.