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Affaire Hollande-Gayet : "Closer" condamné à verser 15 000 euros de dommages et intérêts à l'actrice

L'actrice et productrice de cinéma réclamait 50 000 euros de dommages et intérêts ainsi que 4 000 euros pour les frais de procédure.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Le magazine "Closer" du 10 janvier 2014 affirmait que François Hollande entretenait une liaison secrète avec l'actrice Julie Gayet. (MAXPPP)

Le tribunal de grande instance de Nanterre a condamné, jeudi 27 mars, le magazine Closer à verser 15 000 euros de dommages et intérêts à Julie Gayet pour avoir publié en janvier des photos volées d'elle et de François Hollande. L'hebdomadaire people, selon lequel le président entretenait une liaison avec l'actrice, doit également faire apparaître une publication en une.

Julie Gayet réclamait 50 000 euros de dommages et intérêts ainsi que 4 000 euros pour les frais de procédure. Elle demandait également une publication judiciaire sur la moitié de la couverture de l'hebdomadaire, propriété de Mondadori France, et dans d'autres journaux de son choix.

L'actrice a déposé, en février, une plainte au pénal pour "atteinte à l'intimité de la vie privée" à l'encontre de Closer, après la diffusion par le magazine de clichés la représentant en train de conduire sa voiture.

"Une véritable traque"

Selon l'avocat de Julie Gayet, "il y a eu un avant et un après Closer". Après la parution des clichés, sa cliente "a été assaillie par une nuée de photographes (...), on avait l'impression d'une chasse à courre et d'un gibier", a-t-il relevé. "Une véritable traque" a été organisée, a-t-il plaidé, le 6 mars, à l'audience.

Closer a alors riposté en invoquant le droit à l'information. L'article pose clairement la question de "la sécurité du président", d'un "devoir de transparence" vis-à-vis des Français, a argué l'avocate du magazine.

Preuve que ces révélations étaient d'"intérêt général", selon elle, François Hollande a consacré "les trente premières minutes" de sa conférence de presse du 14 janvier à sa vie sentimentale. Sans démentir les informations du magazine, le chef de l'Etat avait alors exprimé son "indignation totale", tout en annonçant qu'il n'attaquerait pas personnellement l'hebdomadaire en justice.

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