VIDEO. Valls critiqué pour son voyage à l'étranger en pleine crise du carburant

Bruno Le Maire a qualifié l'absence du Premier ministre de "vraie faute". Ce dernier y voit une attaque "mesquine" et une vision "datée" de la politique.

Le Premier ministre, Manuel Valls, le 22 mai 2016 à Tel Aviv (Israël).
Le Premier ministre, Manuel Valls, le 22 mai 2016 à Tel Aviv (Israël). (JACK GUEZ / AFP)

Le Premier ministre, Manuel Valls, aurait-il dû annuler son voyage en Israël et dans les Territoires palestiniens, à cause des blocages de raffineries et de dépôts de carburants qui sont en train de provoquer un début de pénurie dans les stations-service, sur fond de protestation contre la réforme du Code du travail

Le député Les Républicains de l'Eure, Bruno Le Maire est de cet avis. Invité d'i-Télé dimanche 21 mai, le candidat à la primaire de la droite en vue de la présidentielle de 2017, "une vraie faute" alors que le pays "risque d'être bloqué faute d'essence".

"On peut gouverner un pays de manière moderne"

Le chef du gouvernement n'a pas manqué de riposter. D'abord, au cours d'un discours à Tel Aviv à l'occasion d'une rencontre avec des start-up françaises. Manuel Valls n'a pas nommé son détracteur mais voici comment il l'a qualifié : "Ça doit être quelqu'un qui ne doit pas savoir que nous sommes dans un monde connecté et qu'on peut gouverner un pays de manière moderne." Et le Premier ministre d'ajouter : "Ça doit être quelqu'un qui ne comprend pas le monde tel qu'il en train de changer et notamment dans cette région".

Interrogé ensuite par des journalistes, le chef du gouvernement a enfoncé le clou : "C'est une drôle de vision, très ancienne, très datée, de la politique."