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Pour Alain Juppé, "le match" pour 2017 "a commencé"

"Je vais aller jusqu'au bout", a déclaré le maire de Bordeaux au "Grand rendez-vous Europe 1-Le Monde-i-Télé".

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France Télévisions
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L'ancien Premier ministre Alain Juppé, et l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, le 15 novembre 2011 à Bordeaux (Gironde). (REGIS DUVIGNAU / AFP)

Alain Juppé veut "aller jusqu'au bout". Invité dimanche 21 septembre du "Grand rendez-vous Europe 1 - Le Monde - i-Télé", le maire de Bordeaux a affiché sa détermination à se présenter à la primaire "de la droite et du centre" pour l'élection présidentielle de 2017. Pour lui, "le match a commencé" avec le retour de Nicolas Sarkozy.

Tout au long de l'entretien, l'ancien Premier ministre a répondu aux critiques de l'ancien président et de sa garde rapprochée.

Sa détermination : "je ne suis pas une girouette"

Alors que les proches de Nicolas Sarkozy mettent en doute sa détermination, Alain Juppé a mis les points sur les "i". "Je ne suis pas une girouette (...) Je sais bien qu'aujourd'hui le match a commencé et que le tacle commence. On essaie de faire croire que je n'irai pas jusqu'au bout. Eh bien je vais en apporter la démonstration. Vous le verrez en 2016 et 2017 (...) Je le confirme, je l'écris, je le signe", a déclaré Alain Juppé. Il s'engage, s'il est élu, à n'exercer qu'un seul mandat.

Sa condamnation : "en matière d'ennuis judiciaires, vaut mieux pas se livrer à un match"

Autre angle d'attaque contre le maire de Bordeaux, sa condamnation en 2004 à quatorze mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. "L'intox a commencé", a répondu l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac, interrogé sur cet argument prêté à Nicolas Sarkozy contre sa candidature.

EUROPE 1

Mais "je ne vais pas passer mon temps à me positionner par rapport à Nicolas Sarkozy, ce qu'il pense, ce qu'il est supposé penser ou ce que vous lui faites dire", a-t-il assuré. Une promesse qui ne l'empêche pas de lâcher cette pique contre l'ancien président : "en matière d'ennuis judiciaires, vaut mieux pas se livrer à un match, hein !", ironise-t-il, en évoquant les affaires dans lesquelles son rival est impliqué.

Son adversaire : "quand je me rase le matin, je ne pense pas à Nicolas Sarkozy"

Interrogé à de multiples reprises sur le retour de l'ancien président, Alain Juppé a tenté d'éluder. "Mon adversaire dans tout ça, ce n'est pas les partenaires de la droite et du centre, mon adversaire, c'est le pouvoir socialiste qui a mis la France dans l'état dans lequel nous nous trouvons aujourd'hui, et c'est surtout le Front national qui propose aux Françaises et aux Français une vision de la France à laquelle je suis totalement opposé", a-t-il déclaré.

Quand les journalistes reviennent à la charge, il s'agace. "Quand je me rase tous les matins, je ne pense pas à Nicolas Sarkozy. J'y pense quand on m'interroge sur le sujet, et là je suis servi !", lance-t-il.

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