Rachida Dati flingue Alain Juppé et François Fillon sur Twitter

Depuis mardi soir et les révélations dans la presse du coût de ses appels téléphoniques facturés à l'UMP, la députée européenne s'en prend vivement au triumvirat qui dirige actuellement son parti.

La députée européenne Rachida Dati (UMP), le 18 novembre 2012 à Paris.
La députée européenne Rachida Dati (UMP), le 18 novembre 2012 à Paris. (BENOIT TESSIER / REUTERS)

Rachida Dati ne veut pas être mêlée aux déboires financiers de l'UMP, et le fait savoir. Au lendemain des révélations de la presse sur sa facture de téléphone, estimée à 10 000 euros et payé par l'UMP, la députée européenne contre-attaque. Elle vise directement Alain Juppé et François Fillon sur Twitter, dans une série de messages virulents. Elle les accuse, en filigrane, de déstabiliser certains responsables de l'UMP pour se couvrir. 

Après s'être défendue de faire payer par l'UMP des frais "personnels", elle lance les hostilités. "Que certains déclarent les montants perçus pour des conférences données notamment à l'étranger en leur qualité de député ou d'ancien Premier ministre !", clame-t-elle, mardi soir. L'allusion à François Fillon est à peine voilée. Elle renchérit quelques minutes plus tard: "Qu'ils disent aux Français qui payent leurs vacances, des patrons milliardaires français ou étrangers !"

"Ce n'est pas ma faute" si Fillon "a accepté d'être humilié" par Sarkozy

Elle note par la suite, mercredi matin, qu'il est "curieux que les boules puantes ne concernent qu'un seul "camp": Hortefeux, Bertrand, Raffarin, Daubresse, Cope.... Who's next ?" Elle interpelle ensuite directement deux des trois membres du triumvirat, Alain Juppé et François Fillon, leur demandant de dire par qui sont payés leurs collaborateurs. Elle exige aussi "la transparence" sur "leurs frais", "leurs think tanks" ou "leurs micro-partis".

Rachida Dati ne s'arrête pas là. Elle s'en prend ensuite plus particulièrement à François Fillon, avec qui elle est en froid. "Je sais que je suscite de la haine chez François Fillon", écrit-elle, avant de lui reprocher ses méthodes. Elle n'hésite pas à souligner qu'il "a été humilié par Nicolas Sarkozy pendant 5 ans". "L'habit ne fait pas le moine", prévient-elle, laissant entendre que l'ancien Premier ministre manœuvre en coulisses contre Jean-François Copé et d'autres, afin de se faire une place pour la présidentielle de 2017. L'intéressé n'a pas encore réagi à ces accusations.