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Ségolène Royal prononcera un discours jeudi à Bully-les-Mines, invitée aux voeux du maire, Francis Le maire

Si elle n'incarne plus le "renouvellement" comme en 2007 la présidente de Poitou-Charentes a un atout dont ses "amis" du PS sont dépourvus, l'expérience d'une campagne présidentielle.Bien décidée à pousser l'avantage, elle occupe le terrain, alternant déplacements en province et interventions médiatiques.
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Ségolène Royal, lors d'une Université participative de son association Désirs d'avenir, le 15 janvier 2011 (AFP - François Guillot)

Si elle n'incarne plus le "renouvellement" comme en 2007 la présidente de Poitou-Charentes a un atout dont ses "amis" du PS sont dépourvus, l'expérience d'une campagne présidentielle.

Bien décidée à pousser l'avantage, elle occupe le terrain, alternant déplacements en province et interventions médiatiques.

Invitée dimanche sur Canal Plus, la présidente de la région Poitou-Charentes a été l'une des premières au PS à commenter le sacre de la nouvelle présidente du Front national.

Marine Le Pen "a éliminé toutes les caricatures de son père (...) c'est une candidate plus crédible, plus dangereuse que son père dans sa force de conviction", même si elle a "le même projet et la même politique", a expliqué Mme Royal.

Insistant sur le fait que le FN était à présent "un parti en ordre de marche" pour la présidentielle avec des thèmes de campagne, "la trahison des promesses de Nicolas Sarkozy", "la paupérisation des Français et la demande de sécurité", et "la crise de l'Europe", l'ex candidate à la présidentielle a lancé un appel aux socialistes : "Face au Front national, les socialistes doivent être en ordre de marche".

Elle a d'ailleurs prévu jeudi lors de ses voeux à Bully-les-Mines dans le Pas-de-Calais, terre d'ancrage électoral de Mme Le Pen, de répondre à cette "mise en mouvement du FN" soutenant que c'est "une urgence".

Tunisie, éducation... Mme Royal fait entendre sa voix
Interrogée sur la situation en Tunisie, Mme Royal a ouvertement critiqué le gouvernement français jugeant qu'il s'était "très mal comporté" vis-à-vis du peuple tunisien.

"S'il veut se rattraper, pourquoi pas ne pas contribuer à la protection des citoyens et des magasins" et à celle "du peuple" a-t-elle poursuivi.

Quant à la proposition de la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie d'aider l'ancien gouvernement tunisien au maintien de l'ordre, Mme Royal l'a qualifiée de "scandaleuse" s'agissant alors "de proposer de venir en soutien d'une dictature" dont "l'armée tirait à balles réelles sur le peuple".

"S'il veut se rattraper de cette erreur impardonnable", le gouvernement "doit accompagner la mutation démocratique et apporter des solutions pour que la paix et la prospérité reviennent en Tunisie", a-t-elle ajouté.

Samedi, c'est sur l'Education que l'ancienne ministre de la vie scolaire de Lionel Jospin a pris position, lors d'une université participative populaire de son association Désirs d'avenir, à Vincennes.

Le "projet définitif lors de l'élection présidentielle" devra bien mettre "l'éducation au coeur de tout", "fondement du progrès social que nous porterons ensemble très prochainement", a-t-elle affirmé.

Plaidant pour limiter les collèges à 600 élèves et les classes à un maximum de 17 enfants afin de "donner du soutien individualisé", la présidente de Poitou-Charentes a affirmé qu'il faudra revenir sur le "bilan de la semaine de 4 jours", "proprement catastrophique".

Elle a aussi jugé "scandaleuse" que l'obligation scolaire à partir de l'âge de trois ans "ait été remise en cause".

Plus que jamais dans la course, Mme Royal soigne son image de candidate compétente et crédible. Et si le calendrier retenu fixe le dépôt des candidatures à la primaire socialiste du 28 juin au 13 juillet, Mme Royal semble bien décidée à respecter son propre agenda.

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