Sécurité, Hollande et Sarkozy se renvoient la balle

Par meeting interposés, les deux candidats à l'élection présidentielle se sont interpellés sur la question de la sécurité. Extraits. 

François Hollande en meeting à Ajaccio, le 24 mars 2012.
François Hollande en meeting à Ajaccio, le 24 mars 2012. (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)

Non François Hollande ne fera pas de nouvelles propositions. En déplacement en Corse samedi 24 mars 2012, le candidat socialiste s'est refusé à "faire du Sarkozy" en annonçant de nouvelles propositions. Au même moment, Nicolas Sarkozy rappelait, en région parisienne, son expérience d'ancien ministre de l'Intérieur. Extraits. 

"Pas besoin d'inventer de nouvelles lois"

Mais cela ne l'a pas empêché de tacler son principal adversaire dans la course à l'Elysée. Au cours de son meeting à Ajaccio, François Hollande s'en est pris aux trois annonces faites jeudi 22 mars 2012 par le président-candidat pour réprimer "l'apologie du terrorisme" et "l'appel à la haine et à la violence".

"Pas besoin d'inventer de nouvelles lois à chaque moment, à chaque circonstance. Il suffit de donner davantage de moyens à la justice, la police, la gendarmerie (...) et ne pas se satisfaire d'effets d'annonce à répétition, avec des nouvelles lois jamais appliquées." a-t-il tonné à la tribune sous un soleil de plomb.

"Je n’ai jamais transigé avec la sécurité des Français"

Au même moment Nicolas Sarkozy s'exprimait devant ses sympathisants à Rueil Malmaison (Hauts-de-Seine). "Depuis bientôt dix ans je suis comptable de la sécurité des Français et je n’ai jamais transigé avec elle", a rappelé l''ancien ministre de l'Intérieur.

Avant de s'en prendre clairement à François Hollande : "Le candidat socialiste oublie de rappeler qu’il n’a voté aucune des lois antiterroristes derrière lesquelles il s’abrite aujourd’hui". Le président candidat qui a tenu une réunion sur le thème de la sécurité samedi matin à l'Elysée en présence de François Fillon, Claude Guéant (Intérieur) et Michel Mercier (Justice) ainsi que les directeurs de la police nationale, de la DCRI et de la DGCE, n'a pas non plus fait d'annonces nouvelles. Mais il a promis, "si les Français lui font confiance" de voter les lois promises sur le terrorisme.