Premier ministre : "Le secret est bien gardé", estime Patrick Kanner, ancien ministre socialiste

"Les Français ont besoin de savoir qui va les gouverner", a insisté vendredi sur franceinfo Patrick Kanner, ancien ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports sous François Hollande.

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Radio France
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Patrick Kanner, président du groupe socialiste, écologiste et républicain au Sénat, à Montpellier, le 6 septembre 2021. (GUILLAUME BONNEFONT / MAXPPP)

Près de 20 jours après le second tour de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron n'a toujours pas nommé son prochain Premier ministre. Selon les informations de franceinfo, Jean Castex ne doit pas démissionner avant dimanche soir et son retour du Vatican. "Le supplice devient long", a ironisé sur franceinfo vendredi 13 mai, Patrick Kanner, ancien ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports sous François Hollande.

"Le secret est bien gardé", estime l'ancien ministre socialiste. Peu de personnes semblent dans le confidence. "Tout passe par lui, explique le sénateur du Nord. Il doit savoir qui il souhaite nommer, la personne en question doit le savoir, on dit souvent que sa femme aussi et sûrement Alexis Kohler, le secrétaire général de l'Elysée." "Mais il est vrai que personne d'autre ne le sait." Une méthode dénoncée par Patrick Kanner. "Le président de la République a annoncé qu'il changerait, qu'il serait plus collectif, plus transparent : ce n'est pas encore le cas", regrette-t-il. "L'isolement qu'on lui reproche, la verticalité, le caractère jupitérien de cette gestion gouvernementale : j'ai l'impression que ça continue et j'espère que ça ne va pas s'empirer", ajoute-t-il. 

"Trop long"

"Emmanuel Macron a été élu pour la première fois le 7 mai 2017, et le 17 mai le gouvernement était totalement nommé. Soit dix jours après", rappelle le sénateur, "Pour le gouvernement de Jean Castex, la distance a doublé", souligne Patrick Kanner, désormais président du groupe socialiste, écologiste et républicain au Sénat. Une durée qu'il juge trop longue "pour les Français, qui ont besoin de savoir qui va les gouverner, pour les ministres et pour les collaborateurs".

Cette période, Patrick Kanner l'a connue en 2017, des semaines rythmées par les cartons "pour déménager, pour les Archives nationales". Vient ensuite le temps long. "On ne peut plus engager de choses importantes pour son ministère même si on gère les affaires courantes", explique-t-il. "Il y a des arrêtés à prendre, des décrets à signer, des arbitrages de vie courante, des nominations sur des postes mineurs mais qui ont du sens pour le ministère concerné".

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