L’ancien ministre Stéphane Le Foll, proche de François Hollande, annonce être candidat à la tête du Parti socialiste

Il est le deuxième candidat déclaré après Luc Carvounas, même si Julien Dray affirme envisager lui aussi d'entrer dans la course.

Le député socialiste Stéphane Le Foll au conseil national du PS, le 30 septembre 2017, à l\'Assemblée nationale, à Paris.
Le député socialiste Stéphane Le Foll au conseil national du PS, le 30 septembre 2017, à l'Assemblée nationale, à Paris. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Et de deux. Après Luc Carvounas, Stéphane Le Foll déclare sa candidature au poste de premier secrétaire du Parti socialiste, mardi 9 janvier, dans un entretien au Maine libre, quotidien de la Sarthe, dont il est député. A 57 ans, il a "décidé de relever le défi, ou plutôt les défis qui sont face à nous, en présentant un projet devant les militants", lors du prochain congrès du PS en avril.

Ministre de l'Agriculture pendant tout le quinquennat de François Hollande, Stéphane Le Foll fait le lien entre sa candidature et le renoncement, annoncé jeudi, de son ancienne camarade du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem, un temps pressentie comme candidate. Celle-ci "a pris sa décision que je respecte, dit-il. Je salue son engagement car nous aurons besoin d'elle."

Les candidats à la succession de Jean-Christophe Cambadélis ont jusqu'au 27 janvier pour se faire connaître, l'élection étant prévue le 29 mars, et le Congrès les 7 et 8 avril. Pour l'heure, seul le député du Val-de-Marne Luc Carvounas s'est déclaré. Julien Dray, lui, affirme penser à une candidature.

Un candidat "dans l'opposition à Macron"

Dans Le Maine libre, Stéphane Le Foll n'est pas tendre avec le parti dont il brigue la tête, qu'il juge "exsangue, inaudible aux oreilles des Français" après sa "double défaite, présidentielle et législatives".

Parfois présenté comme compatible avec La République en marche, le député de la Sarthe se revendique "dans l'opposition""J'ai voté contre le budget qui est favorable aux plus riches et injuste pour les classes moyennes et populaires, explique-t-il. Je considère par exemple que les choix fiscaux décidés par Emmanuel Macron sur l'ISF et sur la fiscalité du capital vont continuer à creuser des inégalités patrimoniales."

Néanmoins, il juge que les "partis dits 'traditionnels'" sont mis à mal par Emmanuel Macron et qu'il "faut donc être capable de faire évoluer le Parti socialiste et de l'adapter à ce nouveau contexte". Stéphane Le Foll était ainsi de ceux qui proposaient de changer le nom du Parti socialistes : en août, il avait proposé "Les Socialistes", appellation qui s'était avérée avoit déjà été déposée par une autre socialiste Marie-Noelle Lienemann.