Vidéo Primaire de la gauche proposée par Anne Hidalgo : "Le sujet, désolé, ce n'est pas de sauver le Parti socialiste", répond Yannick Jadot

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Le candidat d'EELV pour la présidentielle rejette l'idée d'une nouvelle primaire de toute la gauche relancée par la candidate socialiste, Anne Hidalgo.

"Le sujet, désolé, ce n'est pas de sauver le Parti socialiste. Le sujet, désolé, ça n'est pas de sauver la candidature d'Anne Hidalgo. Le sujet, c'est de sauver notre pays", a réagi Yannick Jadot, candidat EELV, invité des "Matins présidentiels" de franceinfo lundi à la proposition de la maire de Paris d'organiser une primaire à gauche pour désigner un candidat unique pour l'élection présidentielle.

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Le candidat écologiste rejette donc l'idée d'une nouvelle primaire de toute la gauche. Arnaud Montebourg, aussi candidat à l'élection présidentielle, s'est mis en scène vendredi en se filmant en train d'appeler, en vain, les autres prétendants de la gauche dont Yannick Jadot. L'ancien ministre de l'Économie socialiste est tombé à chaque fois  sur des répondeurs. Le candidat des Verts ne l'a pas rappelé. "J'ai beaucoup de respect pour Arnaud Montebourg, mais je découvre son message sur les réseaux sociaux avant même de l'écouter sur ma boîte vocale", a-t-il regretté.

"Choisir entre le rassemblement autour de la nouvelle grande idée du XXIe siècle, l'écologie ou la candidature socialiste quoi qu'il en coûte"

Pour lui, c'est trop tard. Il a déjà tenté par le passé un rapprochement, a-t-il souligné : "Quand j'ai réuni au printemps tous les responsables politiques, je les avais appelés, on avait travaillé pour faire un projet, pour travailler sur un contrat de gouvernement. Il ne vous a pas échappé que j'ai essuyé une fin de non-recevoir, et d'Anne Hidalgo et de Jean-Luc Mélenchon".

Yannick Jadot propose à demi-mot à la maire de Paris de se ranger derrière sa candidature : "Le sujet, c'est comment offrir une porte de sortie à Anne Hidalgo. Il y a cinq ans, quand la situation était un peu inverse, j'ai rallié Benoît Hamon", souligne-t-il. Selon lui, les socialistes "qui maintenant font des leçons à toute la gauche" sont face à un choix : ils "ont la responsabilité de choisir entre le rassemblement autour de la nouvelle grande idée du 21e siècle, l'écologie, ou la candidature socialiste quoi qu'il en coûte, quoi qu'il en coûte du rassemblement, quoi qu'il en coûte de l'élection présidentielle de 2022, quoi qu'il en coûte du climat, des injustices sociales et de la démocratie", a-t-il expliqué.

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