Le chef du service d'ordre du PS dénonce son licenciement "digne d'une entreprise du CAC40"

Eric Plumer assurait la sécurité des ténors du parti, dont les derniers candidats à la présidentielle, depuis 2001. Il a été licencié le 27 octobre 2017.

Eric Plumer (en sweat gris) assure la protection de François Hollande, le 23 avril 2012, à Quimper (Finistère), lors de la campagne présidentielle.
Eric Plumer (en sweat gris) assure la protection de François Hollande, le 23 avril 2012, à Quimper (Finistère), lors de la campagne présidentielle. (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)

Il était surnommé "Jaurès" et, désormais, il accuse. L'ancien responsable de la sécurité du Parti socialiste a dénoncé, samedi 17 mars, sur le site du quotidien Ouest France, les conditions de son éviction du parti le 27 octobre 2017. "Après la branlée qu'on s'est prise, je peux comprendre un licenciement, dit Eric Plumer. Mais il y a la manière. Là, ça a été digne d'une entreprise du CAC40."

Sans entrer dans les détails, l'homme de 60 ans affirme avoir quitté le siège du PS dès l'annonce de son licenciement. "Je suis parti avant de lui mettre une gifle dans la tronche", dit-il en évoquant l'homme qui l'a licencié. Il a pris le train le soir même pour rentrer chez lui, au sud de Nantes (Loire-Atlantique). Selon Le Parisien"il lui a fallu un temps avaler quelques médocs" pour digérer ce licenciement, qu'il juge "brutal".

Un coup de fil de soutien de Hollande

Militant socialiste depuis 34 ans, "Jaurès" était à la tête du service d'ordre du PS depuis dix-sept ans. Il a mis son 1,92 m et ses 135 kg au service des ténors du parti, avec lesquels il a gardé des liens. François Hollande, Benoît Hamon, Martine Aubry, "très en colère", ou encore Julien Dray l'ont appelé ou lui ont écrit pour lui apporter leur soutien.

Après une présidentielle désastreuse et des législatives décevantes, le Parti socialiste a mis en vente son siège parisien et lancé un plan social visant à licencier 55 permanents sur 97.