"Sécurité globale" : le tribunal administratif casse l'interdiction du préfet de police, la manifestation prévue samedi à Paris pourra avoir lieu

Cette marche, qui avait été interdite par la préfecture de police qui préconisait un rassemblement, pourra bien se tenir après une décision en référé du tribunal administratif.

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Radio France
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Manifestation à Paris contre la loi "sécurité globale", le 21 novembre 2020. (SADAK SOUICI / LE PICTORIUM / MAXPPP)

La manifestation prévue samedi à Paris contre l'adoption par l'Assemblée nationale de la loi controversée "sécurité globale" pourra bien se tenir entre la place de la République et la place de la Bastille à Paris. Le tribunal administratif casse l'arrêté du préfet de police Didier Lallement, qui avait interdit jeudi la manifestation. Cette "marche des libertés", organisée par la "Coordination Stop loi sécurité globale", pourra donc avoir lieu après un référé déposé par le Syndicat national des journalistes (SNJ).

Les organisateurs de la manifestation contestaient l'interdiction par le préfet de police de Paris de cette manifestation prévue à partir de 14 heures entre la place de la République et la place de la Bastille. Le préfet de police autorisait seulement un rassemblement statique place de la République.

Appel à manifester

La "Coordination Stop loi sécurité globale" avait annoncé dès jeudi 26 novembre que "quelle que soit la décision" du tribunal administratif, elle maintiendrait cette "marche à Paris". Elle a publié vendredi un nouvel appel à manifester, signé par plusieurs dizaines de syndicats notamment de journalistes, de médias et d'associations, mais aussi par des élus de gauche.

La "Coordination Stop loi sécurité globale" veut notamment manifester contre l'article 24 qui punit la diffusion d'images de policiers ou de gendarmes dans le but de porter atteinte à leur intégrité physique ou psychique. Il stipule : "Est puni d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende le fait de diffuser, par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support, dans le but qu’il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique, l’image du visage ou tout autre élément d’identification d’un agent de la police nationale ou de la gendarmerie nationale autre que son numéro d’identification individuel lorsqu’il agit dans le cadre d’une opération de police."

Après des manifestations samedi dernier, de nouvelles "marches des libertés" sont prévues samedi dans plus de 70 villes, ainsi que devant les ambassades de France à La Haye et Berlin, selon la coordination.

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