Mobilisation contre la loi "sécurité globale" : des rassemblements et des violences

Des affrontements entre les forces de l'ordre et des casseurs sont venus ternir le succès de la Marche des libertés, qui a réuni, samedi 28 novembre, 160 000 personnes dans toute la France.

France 3

Des traces de violences sont encore bien visibles place de la Bastille, à Paris, dimanche 29 novembre, au lendemain de la Marche des libertés. Pour ce premier week-end d’ouverture des boutiques, les commerçants sont amers. "On a eu des effractions, on nous a volé du matériel informatique", s'indigne un agent immobilier en train de nettoyer sa vitrine. Les affrontements ont été très intenses durant la manifestation. En France, 62 policiers et gendarmes ont été blessés. "Sur chaque manifestation maintenant, systématiquement, on a affaire à des groupuscules qui viennent casser du flic", déplore Yoann Maras, du syndicat Alliance police nationale.

Un journaliste aurait été matraqué par un policier

Des manifestants ont aussi été malmenés par des forces de l’ordre : sur une vidéo, on voit un homme inanimé traîné par un policier ; il reçoit alors un coup de pied. Une scène photographiée par le journaliste professionnel syrien Ameer Al Halbi, qui aurait été matraqué juste après. Une enquête administrative interne à la police a été ouverte sur ce cas. Ces images ternissent le succès de la Marche des libertés, durant laquelle 160 000 personnes ont défilé en France.

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Des personnes manifestent contre la proposition de loi de \"sécurité globale\" et les violences policières, le 28 novembre 2020, à Paris.
Des personnes manifestent contre la proposition de loi de "sécurité globale" et les violences policières, le 28 novembre 2020, à Paris. (MYRIAM TIRLER / HANS LUCAS / AFP)