Plan d'économies : des clés pour interpréter le vote des députés

Vote périlleux ou vrai-faux suspense ce mardi après-midi à l'Assemblée nationale. Manuel Valls consulte les députés sur le plan d'économies de 50 milliards d'euros. Un vote consultatif mais hautement symbolique, trois semaines après le vote de confiance, le Premier ministre demande une nouvelle fois à sa majorité de le soutenir. Et les résultats seront analysés de très près par tous les responsables politiques.

(Maxppp)

Dans les rangs socialistes, chacun y va de
son petit calcul et a déjà établi sa propre échelle.

  • Si moins de 20 députés
    s'abstiennent aujourd'hui, ce sera une victoire pour le Premier ministre. La fronde
    se réduira aux râleurs habituels.

  • Entre 20 et 30 députés , en revanche, cela confirmera
    un réel malaise qui n'est plus seulement porté par quelques amis de Martine
    Aubry et par l'aile gauche du PS.

Au-delà de 30 députés abstentionnistes , Manuel
Valls est dans la zone rouge et sera clairement affaibli.

  • Enfin au-delà de 40 députés , ce n'est
    plus une fronde, mais un séisme qui touchera Matignon et n'épargnera pas
    François Hollande.

Mais après s'être fait peur, et avoir
bien orchestré le suspense, les responsables socialistes se montraient lundi soir bien plus confiants. Les concessions de Manuel Valls avaient déjà produits
leurs effets. Entre les petites retraites et le plan pauvreté,
plusieurs députés, qui s'étaient fait entendre la semaine dernière, ont changé d'avis. Ils voteront pour le plan d'économies.

Et à l'Elysée comme à Matignon, en passant
par le Parti socialiste, il n'est plus question d'ailleurs de représailles contre les députés qui vont oser s'abstenir. Plus aucune menace, de
peur, sans doute, de redonner un peu de force à ces députés rebelles, de plus
en plus minoritaires.