Patrick Mennucci porte plainte après son agression à Marseille

Le maire PS du 1er secteur de Marseille, candidat aux législatives, a été violemment pris à partie par un groupe d'individus cagoulés. 

Patrick Mennucci, maire des 1er et 7e arrondissements de Marseille (Bouches-du-Rhône), a été violemment pris à partie avec son équipe de campagne le 3 février 2012. 
Patrick Mennucci, maire des 1er et 7e arrondissements de Marseille (Bouches-du-Rhône), a été violemment pris à partie avec son équipe de campagne le 3 février 2012.  (SOPHIE SPITERI / MAXPPP)

Le maire PS du 1er secteur de Marseille, Patrick Mennucci, a porté plainte vendredi 3 février après avoir été agressé avec son équipe un peu plus tôt dans la journée. Ils faisaient campagne pour les élections législatives, selon La Provence, lorsqu'ils ont été violemment pris à partie par un groupe d'individus cagoulés. Ceux-ci ont jeté sur le groupe des œufs et des légumes pris dans un magasin, puis des pierres.

L'agression s'est déroulée à la cité Félix-Pyat, dans le 3arrondissement de la cité phocéenne. Un militant a été admis à l'hôpital et un élu du 1er secteur, Nassurdine Haidari, a été roué de coups. 

Patrick Mennucci a aussi souligné que les agresseurs, cagoulés, avaient scandé "ici c'est à Guérini", du nom du président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini. Il l'explique à France 3 Provence-Alpes :

 

Un climat de campagne délétère

Patrick Mennucci vise la 4circonscription de Marseille (centre-ville, comprenant de nombreux quartiers populaires) pour les législatives de juin. Une circonscription que pourrait briguer également une proche de Jean-Noël Guérini, la conseillère générale PS Lisette Narducci. 

"Je condamne avec la plus extrême fermeté ces agissements inqualifiables", a réagi Jean-Noël Guérini. Si cela est avéré, "je ne peux admettre ni cautionner que mon nom soit associé à de tels faits d'une extrême gravité", a-t-il ajouté. 

"Je ne prétends pas que Jean-Noël Guérini organise ce genre de choses, je ne peux pas l'imaginer", mais "il y a un climat qui n'est pas acceptable" et "personne ne m'intimidera", a déclaré de son côté Patrick Mennucci. Cinq plaintes ont été déposées dans cette affaire.