Pass vaccinal : le gouvernement veut une entrée en vigueur "ce mois-ci, et au plus vite", affirme Elisabeth Borne

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Les débats à l'Assemblée nationale sur le projet de loi ont été suspendus dans la nuit de lundi à mardi après un vote à main levée. "C'est assez grave", juge la ministre du Travail.

"L'objectif" pour l'entrée en vigueur du pass vaccinal "reste ce mois-ci, et au plus vite", a martelé la ministre du Travail, Elisabeth Borne, mardi 4 janvier sur franceinfo. Jusqu'à présent, le gouvernement tablait sur le 15 janvier mais la suspension surprise, dans la nuit, des débats à l'Assemblée nationale sur le projet de loi bouscule le calendrier.

>>> Les débats sur le pass vaccinal, les règles du télétravail et leur contrôle... Le 8h30 franceinfo d'Elisabeth Borne.

Au sujet de l'interruption de l'examen du projet de loi, Elisabeth Borne estime qu'il est "consternant de voir les députés Les Républicains s'allier avec la France insoumise et le Rassemblement national pour faire obstruction à l'adoption d'un texte qui propose des mesures pour faire face à la flambée de l'épidémie". "Je pense que c'est assez grave et je pense que tous les soignants qui sont mobilisés 24h sur 24 depuis des mois apprécieront ce qu'il s'est passé et le comportement des Républicains", a-t-elle ajouté.

Les députés de la majorité "n'ont pas d'états d'âme" sur le texte

Cet épisode "marque aussi peut-être l'absence de ligne chez Les Républicains", a avancé la mnistre. "J'ai entendu Mme Pécresse [la candidate de LR à la présidentielle] qui dit qu'elle veut être exemplaire dans ses meetings et M. Ciotti et nous dire qu'il est pour le pass vaccinal, ce n'est pas du tout ce qu'on a vu hier".

La suspension des débats est également due à l'absence d'un nombre suffisant de députés de la majorité pour contrer le vote des oppositions. Mais selon Elisabeth Borne, les élus LREM "ont été présents toute la soirée, les votes se sont passés normalement". Ils "n'ont pas d'états d'âme sur le texte", a-t-elle assuré.

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