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"ADN xénophobe" du RN : Yaël Braun-Pivet rappelle à l'ordre une députée Renaissance, l'entourage de la présidente de l'Assemblée nationale se défend

Avant le vote sur le projet de loi amorçant une nouvelle réforme de l'assurance chômage, mardi, la députée Renaissance de Paris Astrid Panosyan-Bouvet a dénoncé "l'ADN xénophobe vieux de 50 ans" du Rassemblement national. 

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, le 11 octobre 2022 dans l'hémicycle de l'Assemblée, à Paris.  (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

Une série de rappels à l'ordre dans l'hémicycle, mardi 11 octobre. Après avoir prononcé des rappels à l'ordre à l'encontre des députés RN Alexandre Loubet et Frédéric Boccaletti, pour avoir respectivement qualifié les ministres Bruno Le Maire et Pap Ndiaye de "lâche" et de "communautariste", la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a rappelé à l'ordre la députée Renaissance Astrid Panosyan-Bouvet, provoquant l'indignation de certains membres de la majorité. 

Avant le vote sur le projet de loi amorçant une nouvelle réforme de l'assurance chômage, la députée Renaissance de Paris Astrid Panosyan-Bouvet a dénoncé "l'ADN xénophobe vieux de 50 ans" du Rassemblement national. Elle s'est alors vue à son tour infliger un rappel à l'ordre par la présidente de l'Assemblée nationale. 

"Les députés du groupe sont furieux", a réagi un membre de la majorité auprès de franceinfo. "C'est inadmissible (...) On a un problème avec sa sur-neutralité qui devient gênante", a poursuivi une membre de Renaissance interrogée par franceinfo. Une parlementaire de la majorité a également critiqué ce rappel à l'ordre, affirmant qu'"évidemment, on doit pouvoir confronter le RN à son histoire". 

L'entourage de Yaël Braun-Pivet réagit 

Contacté par franceinfo mardi soir, l'entourage de Yaël Braun-Pivet explique que la présidente de l'Assemblée nationale a "souhaité depuis la reprise de la session cadrer davantage les dérapages de juillet, dans l’intérêt des débats et de l’institution".

"C'est plutôt dans cette optique là, de débats apaisés dans une ambiance que l’on peut qualifier d’électrique aujourd’hui", a ajouté cette même source, soulignant que le rappel à l'ordre prononcé à l'encontre d'Astrid Panosyan-Bouvet "est de moindre force que ceux donnés au RN". "Il était souhaitable d’éviter les provocations, alors que nous n’en sommes qu’au tout début (de l'examen) du PLF", insiste l'entourage de la présidente. 

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