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Notre-Dame-des-Landes : "On rentre dans le champ et on trouve du monde", raconte un militant venu aider les zadistes

Au troisième jour de l'opération d'évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, les militants comptent sur leur persévérance et sur la présence de renforts pour que la situation s'enlise.

Article rédigé par
Farida Nouar. Édité par Alexandra du Boucheron - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Un zadiste le 10 avril 2018 face aux gendarmes venus évacuer la ZAD de Notre-Dames-des-Landes, en Loire-Atlantique. (LOIC VENANCE / AFP)

Les militants sont de plus en plus nombreux face aux gendarmes. Le face à face reste tendu, mercredi 11 avril, au troisième jour de l'opération d'évacuation de la ZAD de Notre-Dames-des-Landes en Loire-Atlantique. Aucun des deux camps ne relâche la pression. Etienne fait partie des renforts pour aider les zadistes. Il est arrivé dans la matinée de Vendée sans connaître la ZAD. Il n'a pas de mal à se repérer : "On rentre dans le champ et on trouve du monde, explique-t-il. On marche 2-3 km à pied et on écoute le bruit des grenades des flics, ça suffit largement pour se diriger."

"Je ne me donne pas de rôle"

Comment compte-t-il soutenir les militants ? "Je ne sais pas. Je n'ai rien décidé, mais je suis là. Je ne me donne pas de rôle. C'est l'opportunité qui va me donner ce que j'ai à faire." Selon la colonel Karine Lejeune, invitée sur franceinfo mercredi, "150 à 200 personnes" sont venues renforcer les zadistes. Les opérations d'expulsions vont probablement durer "jusqu'à la fin de la semaine", a-t-elle encore déclaré.

Plusieurs lieux de vie connus sur place ont été détruits, comme La Chèvrerie, Lama fâché ou encore 100 Noms. La préfecture chiffrait à 15, mercredi, le nombre de sites démolis. L'objectif est d'en démanteler "30 à 40". Pour maintenir à distance des lieux de vie les forces de l'ordre, les opposants donnent des coups de pioche et récupèrent à la pelle de gros morceaux de cailloux qu'ils chargent sur des brouettes.  Côté militants, les renforts sont les bienvenus. Pour ce troisième jour de résistance et de nuits courtes, les corps sont un peu fatigués. 

Il y a de plus en plus de réactions, du soutien énorme.

Un opposant

à franceinfo

"Il y a, à la fois, des gens devant pour répondre aux attaques de flics et défendre les lieux, d'autres qui font la cuisine, d'autres qui chantent, précise-t-il. Il y a plein de méthodes pour harceler les gendarmes". Selon ce militant, les forces de l'ordre sont "clairement en train de s'embourber ici. On sait qu'ils vont perdre. Il n'y a pas d'autre solution pour eux."

Au total, 28 gendarmes ont été blessés depuis le début des opérations. Une trentaine du côté des zadiste selon l'équipe "medic" de la ZAD.

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