VIDEO. Nicolas Dupont-Aignan estime qu'apprendre l'arabe à l'école mène au terrorisme (et suscite les moqueries sur Twitter)

"Quand on apprend l'arabe, on devient islamiste et terroriste ?", lui a demandé sur BFMTV Jean-Jacques Bourdin, mercredi. "C'est le danger, répond Nicolas Dupont-Aignan, avant de confirmer, je le pense."

Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, lors d\'une session de questions au gouvernement à l\'Assemblée naionale, le 5 juin 2018.
Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, lors d'une session de questions au gouvernement à l'Assemblée naionale, le 5 juin 2018. (BERTRAND GUAY / AFP)

Invité de la matinale de RMC/BFMTV, mercredi 3 octobre, Nicolas Dupont-Aignan a estimé qu'il existait un lien entre l'apprentissage de l'arabe à l'école et le fait de devenir "islamiste" et "terroriste". 

Interrogé par le journaliste Jean-Jacques Bourdin à ce sujet, le président de Debout la France a assuré que "le danger aujourd'hui c'est l'islamisation de la France". "Quand on apprend l'arabe, on devient islamiste et terroriste ?", le relance Jean-Jacques Bourdin. "C'est le danger", répond Nicolas Dupont-Aignan, avant de confirmer : "Je le pense."

"Devenir pizzaïolo"

Sa réponse n'est pas passée inaperçue. Sur Twitter, les internautes s'en sont donné à cœur joie, en plaquant l'analogie de Nicolas Dupont-Aignan aux autres langues étrangères enseignées à l'école.

Début septembre, le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, s'était dit favorable au développement de l'enseignement de l'arabe à l'école, souhaitant redonner du "prestige" à cette langue, dans le but de lutter contre le fondamentalisme islamiste. Une idée préconisée par un rapport sur cette question publié par l’Institut Montaigne. Dans ce rapport, l’auteur, Hakim El Karoui, souligne que "le nombre d’élèves qui apprennent l’arabe au collège et au lycée a été divisé par deux" et qu'il "a été multiplié par dix dans les mosquées".