Résultats européennes 2019 : Debout la France obtient 3,51% des voix et n'enverra pas de députés au Parlement européen

Nicolas Dupont-Aignan n'a pas réussi à faire son entrée dans l'hémicycle strasbourgeois. Il reste, par conséquent, député à l'Assemblée nationale.

Nicolas Dupont-Aignan, le 28 mars 2019 à Paris, lors de la présentation de sa liste.
Nicolas Dupont-Aignan, le 28 mars 2019 à Paris, lors de la présentation de sa liste. (AFP)

Le miracle n'a pas eu lieu pour Nicolas Dupont-Aignan. Le leader de Debout la France, à la tête de sa liste des Amoureux de la France, n'a pas réussi à faire mentir les sondages, dimanche 26 mai, lors des élections européennes. Avec 3,51% des voix recueillies, selon les résultats du ministère de l'Inétrieur, sa liste ne sera pas représentée au Parlement européen.

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Quel était l'objectif du parti ?

"On sera la surprise de ce scrutin !", pronostiquait début janvier un Nicolas Dupont-Aignan confiant. Les sondages lui étaient alors plutôt favorables, certains le créditant de 7% à 8% des intentions de vote. Face à ces estimations flatteuses, dépasser Les Républicains, alors au creux de la vague, n'était pas totalement exclu. Mais l'espoir s'est envolé : dans les enquêtes d'opinion, Debout la France a plafonné dans la dernière ligne droite entre 3% et 4,5% des intentions de vote, pour finalement terminer à 3,51% dans les urnes. 

Quel est le score obtenu ?

La liste des Amoureux de la France a obtenu 3,51% des voix. N'ayant pas réussi à atteindre la barre des 5%, ni Nicolas Dupont-Aignan ni aucun de ses colistiers ne sont élus. Debout la France ne sera donc pas représenté au Parlement de Strasbourg. En revanche, grâce à ce score supérieur à 3%, la liste verra ses frais de campagne remboursés par l'Etat.

Que va-t-il se passer maintenant ?

Si Nicolas Dupont-Aignan avait été élu à Strasbourg, il aurait dû quitter son siège à l'Assemblée nationale. Elu en 2017 député de la 8e circonscription de l'Essonne, le leader de Debout la France va pouvoir conserver ce siège. Mais c'est surtout la présidentielle de 2022 qu'il va désormais avoir en ligne de mire. En février, invité de l'émission "Questions politiques" sur France Inter, France Télévisions et Le Monde, il avait affirmé être "le seul à pouvoir éviter un duel Macron-Le Pen" lors de la prochaine élection présidentielle.