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Mme Joly et le PS plaident pour un siège européen au Conseil de sécurité de l'ONU

Eva Joly a plaidé, vendredi 25 novembre, pour la création d'un "siège européen à l'Onu". Elle reproche à François Bayrou son "incroyable légèreté" pour avoir critiqué ce projet qui figure dans l'accord PS-EELV. Une critique partagée par l'UMP.
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France Télévisions Rédaction Afrique
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Eva Joly, le 24 novembre 2011, en Bourgogne. (JEFF PACHOUD / AFP)

Eva Joly a plaidé, vendredi 25 novembre, pour la création d'un "siège européen à l'Onu". Elle reproche à François Bayrou son "incroyable légèreté" pour avoir critiqué ce projet qui figure dans l'accord PS-EELV. Une critique partagée par l'UMP.

Eva Joly a affirmé vendredi dans un communiqué que le droit de veto de la France à l'ONU était "un privilège dépassé, réservé à quelques pays". Elle a plaidé pour un "siège européen au Conseil de sécurité".

La candidate d'europe Ecologie-Les Verts répondait aux critiques du candidat du MoDem à la présidentielle, François Bayrou, qui s'en est pris jeudi soir à l'accord électoral signé entre le PS et EELV" sur ce point précis.

L'accord dispose en effet, en cas de victoire de la gauche, que "la France fera des propositions précises pour réformer et démocratiser l'ONU afin qu'elle structure un ordre juridique et normatif global : siège européen, suppression du droit de veto, meilleure représentativité des pays du Sud au sein du Conseil de sécurité, renforcement du rôle des ONG".

La France bénéficie d'un droit de veto en tant que membre permanent du Conseil de sécurité ainsi que quatre autres pays (Chine, Etats-Unis, Royaume-Uni et Russie).

"Une nostalgie malvenue"

"M. Bayrou a fait preuve d'une grande légèreté et d'une nostalgie malvenue plutôt que d'une vision d'avenir en parlant d'un droit de veto mythifié qui serait le dernier outil d'influence de la France", affirme Mme Joly.

"Le monde de 2011 n'est plus celui de 1945. Le droit de veto est un privilège dépassé réservé à quelques pays. C'est notamment à cause de lui,aujourd'hui, que la communauté internationale reste paralysée alors que [le président syrien] Bachar el-Assad continue de massacrer son peuple", explique la candidate ecologiste.

"Lever l'ambiguïté"

A l'UMP, le secrétaire général, Jean-François Copé, s'est interrogé lui aussi sur le sort du siège français de l'ONU réservé par l'accord écolo-socialiste.

"François Hollande est-il pour l'abandon par la France de (ce) siège ?", questionne M. Copé dans un communiqué en demandant "solennellement" au candidat socialiste "de sortir de l'ambiguïté entretenue par l'accord électoral signé entre le PS et EELV" sur ce point.

"En clair, le PS et les Verts laissent supposer qu'un siège européen, sans droit de veto, pourrait remplacer les sièges permanents avec droit de veto occupés aujourd'hui par la France et la Grande-Bretagne au Conseil de sécurité de l'Onu", souligne le chef de l'UMP.

"Si telle est bien la volonté du PS et des Verts, cela signifierait que la France braderait un des atouts stratégiques qui fait d'elle une puissance diplomatique et militaire de tout premier ordre dans le monde", selon lui.

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