Vidéo Mélenchon imagine "un grave incident dans la dernière semaine de la présidentielle" 2022

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Radio France

Le député de La France insoumise a pris des exemples de graves événements survenus quelques jours ou semaines avant les élections présidentielles, en regrettant qu'ils aient servi à "montrer du doigt les musulmans".

"Vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre", a affirmé Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise, dimanche 6 juin dans l'émission "Questions politiques", pour franceinfo, France Inter et Le Monde.

"Nous aurons le petit personnage sorti du chapeau, nous aurons l'événement gravissime, qui va une fois de plus permettre de montrer du doigt les musulmans et d'inventer une guerre civile. Voilà, c'est bateau tout ça", a développé le candidat à la présidentielle. Jean-Luc Mélenchon a poursuivi le fil de son idée, en citant des exemples : "Cela a été Merah en 2012, cela a été l'attentat sur les Champs-Élysées [en 2017, un jihadiste avait assassiné le policier Xavier Jugelé], avant on a eu Papy Voise [un retraité, Paul Voise, agressé le 18 avril 2002, une affaire qui a avait eu un fort impact médiatique quelques jours avant la présidentielle de cette même année]. Tout cela est écrit d'avance."

"Un buzz affligeant", se défend Jean-Luc Mélenchon

Cette sortie de Jean-Luc Mélenchon a suscité de nombreuses réactions indignées, du côté des adversaires politiques du député insoumis, mais également du côté des proches des victimes des attaques citées. Latifa Ibn Ziaten, dont le fils militaire a été tué par Mohamed Merad en 2012, a notamment dénonçé des propos "inadmissibles", réclamant du "respect pour les victimes". Albert Chennouf-Meyer, le père d'un militaire lui aussi tué par Mohamed Merah, estime que Jean-Luc Mélenchon "a perdu tout sens des réalités". L'avocat de Samuel Sandler, qui a perdu son fils et ses deux petits-fils en 2012, tués par Mohamed Merah à l'école juive Ozar Hatorah de Toulouse, menace de "dénonciation au parquet du fait de diffusion de fausses nouvelles" si le chef de file de La France insoumise ne retire pas ses propos.

Jean-Luc Mélenchon s'est dans un second temps défendu de tout complotisme. "Un buzz affligeant, la post-vérité en action", a regretté l'élu insoumis sur Facebook, dans la soirée de dimanche. "Je vois que va recommencer le harcèlement dont j’ai déjà fait l’objet dans le passé : un mot monté en épingle par quelques gens influents et aussitôt la boucle s’enflamme, de Twitter aux chaînes d’info et ainsi de suite." Le député pointe un "bon coup monté à partir d’une phrase".

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