Jean-Luc Mélenchon "a perdu tout sens des réalités" dénonce le père d'une victime de Mohamed Merah

Albert Chennouf-Meyer a réagi sur franceinfo aux propos du le chef de file de La France insoumise, dimanche sur France Inter et franceinfo. Jean-Luc Mélenchon prédit "un grave incident la dernière semaine de campagne" de la présidentielle en 2022.

Article rédigé par
Marion Ferrère - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Albert Chennouf-Meyer, père d'une des victimes de Mohamed Merah, le 5 juin 2015 à Toulouse. (REMY GABALDA / AFP)

"Ce sont les propos de quelqu'un qui a perdu tout sens des réalités et de la noble politique", dénonce lundi 7 juin sur franceinfo Albert Chennouf-Meyer, le père d'un militaire, victime de Mohamed Merah en 2012, après l'interview de Jean-Luc Mélenchon, invité dimanche 6 juin de l'émission "Questions politiques" sur France Inter et franceinfo. "Vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre", pour "montrer du doigt les musulmans", "tout ça, c'est écrit d'avance", a affirmé le le chef de file de La France insoumise et candidat à l'élection présidentielle.

"C'est quelqu'un qui est dans le déni de tout ce qui concerne le terrorisme, notamment le terrorisme islamique", ajoute Albert Chennouf-Meyer.

"Je ne vais pas me mettre à le combattre parce que d'abord, on ne combat pas un fou. C'est une question de rationnel et d'irrationnel."

Albert Chennouf-Meyer

à franceinfo

"Je vais être un petit peu méchant, mais peut-être que le jour où il goûtera à ce que j'ai goûté moi, c'est à dire au macabre et au drame, peut-être qu'il comprendra ce que cela veut dire", poursuit Albert Chennouf-Meyer.

Des propos "inadmissibles" pour Latifa Ibn Ziaten

Autre réaction indignée, celle de Latifa Ibn Ziaten, mère d'un autre militaire tué par Mohamed Merah. Elle écrit dimanche sur le réseau social Twitter : "Les propos de Jean-Luc Mélenchon sont inadmissibles et ne devraient même pas être tenus. Je suis la mère de Imad, militaire mort debout face à l'obscurantisme en mars 2012. Le respect, c’est un minimum pour l’honneur de mon fils, des autres victimes et des familles endeuillées."

Le 11 mars 2012, à Toulouse, Mohamed Merah a tué au nom du jihad un parachutiste, Imad Ibn Ziaten, d'une balle dans la tête. Le 15, il a tué en pleine rue deux autres parachutistes, Mohamed Legouad et Abel Chennouf, devant leur caserne à Montauban. Quatre jours plus tard, il a attaqué une école juive, tuant trois enfants et un enseignant. Il a été tué le 22 mars par les policiers du Raid.

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