VIDEO. "C'est un coup de force destiné à m'intimider", dénonce Jean-Luc Mélenchon après les perquisitions visant La France insoumise

"Nous sommes des honnêtes gens, nous ne nous livrons à aucun trafic, nous n'avons rien à cacher", s'est défendu le député insoumis.

"C'est une volonté de leur part de criminaliser notre action politique." Jean-Luc Mélenchon a dénoncé, mardi 16 octobre, un "coup de force" du pouvoir contre La France insoumise, visée par une série de perquisitions par la "force policière armée""C'est destiné à nous faire peur et à m'intimider, a-t-il estimé. Pour ce qui me concerne, c'est un échec total. Ma nature personnelle fait obstacle à toute intimidation."

Je ne me laisserai pas faire, je n'ai pas peur, mes amis n'ont pas peur, ce sont eux qui vont avoir peur du retour de bâton.

Jean-Luc Mélenchon

"Nous sommes des honnêtes gens, nous ne nous livrons à aucun trafic, nous n'avons rien à cacher, tout est public dans ce que nous faisons", a clamé le député des Bouches-du-Rhône. Il a promis de "publier la totalité des factures" de ses comptes de campagne pour la présidentielle 2017. "Je m'étonne qu'on ne perquisitionne pas Monsieur Macron, qui lui aussi fait l'objet d'un signalement", a-t-il ajouté.

"Pas comme des policiers républicains"

Un peu plus tôt, devant la caméra d'un journaliste de Libération, Jean-Luc Mélenchon s'en était pris directement aux policiers mobilisés pour la perquisition du QG des "insoumis". "Vous ne vous comportez pas comme des policiers républicains, avait-il lancé. Les policiers républicains n'envahissent pas les sièges des partis politiques dont la liberté est garantie par la Constitution."

Jean-Luc Mélenchon devant le siège de La France insoumise, visé par une perquisition, le 16 octobre 2018, à Paris.
Jean-Luc Mélenchon devant le siège de La France insoumise, visé par une perquisition, le 16 octobre 2018, à Paris. (MAXPPP)