Macron devant le Congrès à Versailles : La France insoumise lance "une manifestation en ligne"

Les internautes sont invités à publier des tweets avec le hashtag #MacronMonarc et à rejoindre un événement Facebook.

Jean-Luc Mélenchon, le 2 juillet 2018, à Madrid (Espagne), lors d\'un meeting avec le leader de Podemos, Pablo Iglesias.
Jean-Luc Mélenchon, le 2 juillet 2018, à Madrid (Espagne), lors d'un meeting avec le leader de Podemos, Pablo Iglesias. (JAVIER SORIANO / AFP)

"On veut introduire en France la culture de la manif en ligne", explique Jean-Luc Mélenchon. Le chef de La France insoumise a annoncé dimanche 8 juillet, lors du "Grand Rendez-vous" Europe 1-Les Echos-CNews, que les députés de son groupe, qui boycotteront lundi le discours d'Emmanuel Macron devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, organiseront à cette occasion une "manifestation en ligne".

Concrètement, les internautes sont invités à "publier des tweets avec le hashtag #MacronMonarc" lundi à 14 heures, une heure avant le discours présidentiel, ainsi qu'à rejoindre un événement Facebook. Le tout "pour protester contre la dérive autoritaire du président et proposer une autre voie, celle d'une nouvelle Assemblée constituante et d'une VIe République sociale, écologique et démocratique", a expliqué le patron des "insoumis".

"On va dans le seul espace de liberté qui reste"

Alors que les parlementaires communistes ont décidé de faire référence à la Révolution française en prêtant "le serment de défendre une République démocratique" devant la salle du Jeu de paume avant d'assister lundi au discours présidentiel, Jean-Luc Mélenchon a révélé que les élus insoumis avaient une inspiration similaire.

"On voulait aller dans la salle du Jeu de paume, impossible ; après on a voulu aller dans la salle des Menus plaisirs, là où [se sont] tenus les états généraux, impossible ; après on a dit on va au jardin des Tuileries, parce que c'est joli, et puis impossible, c'est interdit aussi. Alors comme tout est interdit, on va dans le seul espace de liberté qui reste, c'est à dire la toile", a argué le député marseillais.