France insoumise : deux informations judiciaires ouvertes sur le financement de la campagne présidentielle et l'affaire des assistants parlementaires européens

Dans le cadre de ces deux enquêtes, des perquisitions avaient été notamment menées au domicile du leader de La France insoumise et au siège du parti.

Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, lors d\'une conférence de presse, le 19 octobre 2018, à Paris.
Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, lors d'une conférence de presse, le 19 octobre 2018, à Paris. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Le parquet de Paris a décidé, vendredi 9 novembre, d'ouvrir deux informations judiciaires concernant Jean-Luc Mélenchon et son parti sur deux affaires distinctes. La première concerne le financement de la campagne électorale du leader de La France insoumise. Elle est ouverte pour "escroquerie et tentatives d'escroquerie au préjudice d'une personne publique ou d'un organisme chargé d'une mission de service public pour l'obtention d'un paiement ou d'un avantage indu", "abus de confiance et recel d'abus de confiance", "blanchiment du produit du délit d'abus de confiance", "opération illicite de prêt de main d'œuvre exclusif dans un but lucratif et exécution d'un travail dissimulé par dissimulation de salarié commis à l'égard de plusieurs personnes", "tenue non conforme par un candidat de son compte de campagne" et "abus des biens ou du crédit d'une société par actions simplifiées". 

La seconde information judiciaire concerne l'affaire des assistants parlementaires européens. Elle est ouverte pour "détournements et recel de détournements de fonds publics", "blanchiment de détournement de fonds publics" et "blanchiment de tous crimes ou délits par dissimulation de l'origine ou du bénéficiaire effectif d'une somme d'argent". 

Sur Twitter, Jean-Luc Mélenchon a très vite réagi, saluant un retour "à la normale judiciaire". "Nous sortons des griffes de l'arbitraire dans lequel sont abandonnées 97% des procédures qui passent directement de l'enquête préliminaire au tribunal", estime le député des Bouches-du-Rhône.