Présidentielle : en Chine, la presse évoque la peur du "cygne noir" pour l'Europe et le business

Au lendemain du premier tour de la présidentielle en France, des médias chinois commentent les résultats du scrutin en évoquant la peur de l'Europe d'affronter un événement imprévisible. 

Des médias chinois ressortent, comme pour l\'élection américaine, la peur de l\'Europe d\'affronter un événement imprévisible (illustration).
Des médias chinois ressortent, comme pour l'élection américaine, la peur de l'Europe d'affronter un événement imprévisible (illustration). (MAXPPP)

Au lendemain du premier tour de la présidentielle en France, les médias chinois commentent les résultats du scrutin auquel ils se sont intéressés ces dernières semaines. Certains évoquent, lundi 24 avril, "le cygne noir" pour l'Europe et le monde de la finance, c'est-à-dire la peur d'affronter un événement imprévisible. 

Une préférence pour Emmanuel Macron

Le Beijing News, quotidien très populaire de Pékin, a choisi de placer une photo d’Emmanuel Macron et de son épouse à la une de son édition de lundi. De son côté, l’agence de presse officielle Chine nouvelle, a vu "une nouvelle génération se lever" dans le résultat du premier tour de la présidentielle en France. Phoenix, une télévision de Hong-Kong très réputée en Chine, remarque que ce scrutin attire l’attention du monde entier. Les responsables des pays européens et du business retiennent leur souffle, déclare-t-on sur la chaîne de télé. Le commentaire précise qu'"ils ont peur d’un nouveau cygne noir". Cette expression très courante en Chine avait été utilisée par beaucoup de journaux lors de l’élection surprise de Donald Trump aux Etats-Unis. Marine Le Pen incarnera-t-elle le cygne noir ? Emmanuel Macron se présente en tout cas comme le candidat préféré d'une majorité de Chinois et de l’élite.

Des partages par le prisme local

Sur les réseaux sociaux, les nationalistes chinois, toujours très nombreux à s’exprimer, espèrent que la France fera le choix de Marine Le Pen pour faire face à l’islam très critiqué. Un autre groupe d’internautes met en garde ces nationalistes. Après les musulmans, Marine Le Pen s’en prendra aux Chinois, répond-t-il ajoutant qu’au moins Emmanuel Macron aime la Chine. Le groupe d'internautes fait référence à la visite du candidat du mouvement En Marche! à la famille chinoise dont le père a été tué lors d’une intervention policière, à Paris. Une troisième tendance se fait remarquer. Des utilisateurs de réseaux sociaux font remarquer qu'au moins à l’étranger, les habitants votent. Je n’ai jamais vu un bulletin de vote de ma vie, écrit un internaute.

Présidentielle : en Chine, la presse évoque la peur du "cygne noir" pour l'Europe et le business - un reportage à Pékin de Dominique André
--'--
--'--