Front national : le parti jugé pour complicité d'escroquerie

Le Front national (ex-Rassemblement national) et son entourage sont-ils responsables d'escroquerie au préjudice de l'État ? La question est posée depuis mercredi 6 novembre au tribunal correctionnel de Paris. Les soupçons portent sur le financement de leurs campagnes électorales entre 2012 et 2015.

France 3

Ils font partie de la garde rapprochée de Marine Le Pen : Wallerand de Saint-Just, trésorier du Rassemblement national, Jean-François Jalkh, député européen, Frédéric Chatillon, imprimeur du parti d'extrême droite... Au total, ce sont sept personnes qui comparaissent devant la justice, à partir de mercredi 6 novembre, accusées d'avoir mis sur pied un système de surfacturation des affiches du Front national, qui étaient ensuite remboursées par l'État au titre des dépenses électorales.

Non-lieu pour Marine Le Pen

Entre 2012 et 2015, tous les candidats du Front national avaient l'obligation d'acheter leur matériel électoral avant de se lancer dans la campagne. Ce kit de campagne était facturé plus de 16 000 euros et financé par un prêt. Pour l'accusation, le montant de cette facture et les marges dégagées par l'imprimeur du Front national relèvent de l'escroquerie. La défense assure le contraire. Grande absente du procès, Marine Le Pen avait obtenu un non-lieu lors de l'instruction, mais le Rassemblement national est poursuivi en tant que personne morale. Le procès doit se dérouler jusqu'à la fin du mois de novembre.

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