Loi Travail : "Ni retrait du texte, ni remise en cause de l'article 2" (Manuel Valls)

"La CGT ne fait pas la loi en France", a déclaré mercredi Manuel Valls, assurant que le gouvernement ne retirerait pas le projet de loi Travail et ne remettrait pas en cause son article 2.

(Manuel Valls s'exprimait devant les députés à l'Assemblée nationale © MaxPPP)

"Il n'y aura ni retrait du texte, ni remise en cause de l'article 2 [de la loi Travail, ndlr] car c'est le cœur de la philosophie du texte ", a déclaré ce mercredi Manuel Valls à l'Assemblée nationale. 

"Revenir sur ces dispositions, je cite, 'ce serait porter un coup dur aux salariés car ils perdraient le bénéfice des nouveaux droits que ce texte leur accorde', ces mots ce sont ceux du secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger" , a ajouté le Premier ministre. "Notre but, c'est que les Français ne subissent pas les chantages, qu'ils retrouvent leur quotidien, que ces accès de violences cessent.

Alors que plusieurs raffineries de pétrole sont bloquées et que des centaines de stations-service sont en rupture de carburant, après Stéphane Le Foll, Manuel Valls a assuré que "tout serait mis en oeuvre pour assurer l'approvisionnement ". "Aucune option ne sera écarté" , a-t-il insisté. "Il faut lever les blocages . (...) Nous le faisons parce que nous considérons que les Français doivent pouvoir s'approvisionner, se déplacer, sans avoir à attendre des heures devant leurs stations-service ."

A LIRE AUSSI ►►► Loi Travail : France Info au Havre au cœur d'un conflit qui se durcit

Manuel Valls a par ailleurs de nouveau accusé la CGT de vouloir "bloquer " le pays : "C'est une organisation minoritaire qui veut faire plier le gouvernement et qui veut tordre tout simplement l'intérêt général. C'est parce que cette organisation a échoué, qu'elle n'a pas su prendre ses responsabilités dans le dialogue que nous avons engagé, que la CGT essaie de bloquer le pays ", a-t-il déclaré. "Ma porte est toujours ouverte pour le dialogue, mais la CGT ne fait pas la loi dans ce pays ", a martelé le Premier ministre.