"Tout candidat qui fera alliance avec le RN sera viré", confirme Florence Portelli, vice-présidente des Républicains

"J'ai appelé à la démission d' Éric Ciotti", confirme Florence Portelli. En revanche, elle s'indigne des leçons données par le parti socialiste. "Nous, on a clarifié les choses à droite. Monsieur Faure vient de faire le pacte du diable".
Article rédigé par franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min
Florence Portelli, vice-présidente des Républicains, le 13 juin  2024 sur France Inter. (FRANCE INTER / RADIO FRANCE)

"Nous avons été extrêmement clairs : tout candidat qui fera alliance avec le RN sera viré", confirme jeudi 13 juin sur France Inter Florence Portelli, vice-présidente des Républicains, après l'alliance nouée par le patron des LR Éric Ciotti avec le Rassemblement national en vue des élections législatives anticipées. "Si des gens sont investis par le RN, c'est qu'ils ne sont plus chez nous. On ne peut pas avoir la double appartenance."

Mercredi, la commission d'investiture du parti a reconduit 59 députés sortants sur 61, à l'exception de son président exclu, Éric Ciotti, et d'une de ses proches, Christelle D'Intorni. Le patron des LR a dénoncé un "putsch" après son exclusion du parti.

"C'est du OSS 117"

"Il a l'habitude du putsch du pauvre parce que quand on se barricade dans un siège et qu'on ne sait pas que la secrétaire générale a le double des clés, c'est assez inquiétant sur sa capacité à gérer les problèmes de sécurité des Français. C'est assez grotesque, c'est du OSS 117", raille Florence Portelli, en référence au personnage d'Hubert Bonisseur de la Bath, incarné par Jean Dujardin dans la saga, un espion double rificule de James Bond alias 007.

Elle décrit Éric Ciotti comme "individualiste et immoral". "Une telle dérive individuelle, honnêtement, même dans les scénarios les plus fous on ne peut pas l'imaginer, on nous dirait que c'est trop gros", insiste-t-elle, qui présente ses excuses aux électeurs déjà "dégoutés de la politique" d'offrir ainsi un "vaudeville aussi grotesque".

"J'appelle aussi à la démission d'Olivier Faure"

En parallèle, la vice-présidente des Républicains appelle aussi à la démission d'Olivier Faure : "J'appelle aussi à la démission d'Olivier Faure. On nous donne des leçons mais nous, on a clarifié les choses à droite, on est libres et indépendants. Monsieur Faure, après avoir dit que LFI était infréquentable, vient de faire le pacte du diable avec un parti qui tient parfois des propos antisémites. Je n'ai pas de leçons à recevoir de ces gens-là", tacle-t-elle. "Ce n'est pas un Front populaire, c'est une indignité."

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.