Primaire à droite pour la présidentielle 2022 : pour éviter "un Balladur-Chirac", Julien Aubert propose "une procédure multi-votes"

Donné favori par les sondages, Xavier Bertrand a annoncé qu'il était candidat et qu'il ne se prêterait pas au jeu d'une primaire à droite. Le député Les Républicains du Vaucluse, Julien Aubert pense qu'il faudrait laisser le choix aux adhérents.

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Julien Aubert était l'invité de franceinfo dimanche 6 octobre.  (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

"On n'a pas envie de se payer un Balladur - Chirac", a déclaré mercredi 7 juillet sur franceinfo Julien Aubert, député Les Républicains du Vaucluse et membre du Conseil stratégique des Républicains. il pourrait donc y avoir deux candidats à droite puisque Xavier Bertrand, le président de la région des Hauts-de-France, a confirmé son intention de ne pas être candidat à une primaire. Julien Aubert propose donc de consulter les adhérents en leur donnant la possibilité de soutenir un candidat qui ne veut pas participer à la primaire.

franceinfo : Xavier Bertrand d'un côté, le candidat issu de la primaire de la droite de l'autre, cela veut dire qu'il pourrait y avoir deux candidats de la droite à la présidentielle ?

Julien Aubert : Oui, si on suit la logique la plus stricte mais je pense que tout le monde est conscient que c'est ce qu'il faut éviter. On n'a pas envie de se payer un Balladur-Chirac dans la situation dans laquelle nous sommes. Mais la dernière élection présidentielle a été dominée par François Fillon et Marine Le Pen à droite et, à gauche, par quelqu'un qui était sorti des primaires et quelqu'un qui n'avait pas voulu y participer, Emmanuel Macron. Donc, l'histoire montre que le peuple français finit par trancher. Mais il faut bien prendre conscience que si cela se passait mal, il restera toujours des blessures. Toutefois, je ne suis pas certain qu'il faille projeter ceci.

Les sondages placent Xavier Bertrand en tête à droite, c'est lui qui est le mieux placé, n'est-ce pas lui qu'il faut porter à droite ?

Les sondages le placent en tête en primus inter pares. La difficulté étant qu'il n'est pas encore dans le match à trois avec Emmanuel Macron et Marine Le Pen, puisqu'il est distancé de 6 points et qu'il surclasse de 4 points sa challenger, Valérie Pécresse. Je pense qu'on est encore dans une zone grise. Je pense qu'il faut raisonner au plan du mouvement politique. Comme le disait hier Michèle Alliot-Marie, on n'est pas obligé d'investir un candidat, on peut aussi soutenir un candidat. Nous pourrions, si à la fin il n'y a pas d'accord, nous tourner vers nos adhérents, les faire voter en disant voulez-vous, oui ou non, soutenir ce candidat qui ne veut pas participer à la primaire ? Si vous voulez éviter le choc d'avoir d'un côté une primaire et de l'autre côté un candidat extérieur c'est la première question à poser. S'ils répondent non, chacun devra prendre ses responsabilités et on organisera un scrutin qui est un processus de rassemblement.

Cela devra donc passer par une primaire ?

Pas forcément, les règles peuvent être différentes de ce que l'on a connu en 2016. On peut aussi tirer les leçons de nos échecs. L'une des grandes critiques qui est faite contre ce système c'est qu'il divise, que les gens essaient de se distinguer. Moi j'ai proposé une procédure multi-votes où chaque électeur peut voter pour autant de candidats qu'il le désire. Le candidat arrivé en tête sera le candidat le plus consensuel. Cela permettrait peut-être d'éviter ces écueils.

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