Présidentielle : "Emmanuel Macron candidat veut faire le contraire de ce qu'Emmanuel Macron président a fait", tacle Valérie Pécresse

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La candidate Les Républicains à l'élection présidentielle a fortement critiqué le bilan du président sortant et se dit favorable à un débat.

"Emmanuel Macron candidat veut faire le contraire de ce qu'Emmanuel Macron président a fait", a réagi Valérie Pécresse, candidate Les Républicains à la présidentielle, ce vendredi sur franceinfo, après la déclaration de candidature du président de la République. Selon elle, "il était temps" qu'il se déclare car "il est temps qu'Emmanuel Macron rende des comptes sur son bilan".

"On a eu une présidence totalement autoritaire et solitaire, tout a été géré de l'Élysée, aucune confiance n'a été faite ni aux partenaires sociaux, ni aux élus locaux", a estimé Valérie Pécresse. "Ce bilan on est obligé de le faire parce qu'Emmanuel Macron ne le fera pas, parce qu'il veut éviter d'être confronté à l'état de la France", a poursuivi la candidate LR, dénonçant une "crise d'autorité majeure dans le pays, une montée des violences, une bérézina migratoire, une école fragilisée, un hôpital à bout de souffle et une désindustrialisation qui n'a fait que progresser".

"Je serai au deuxième tour"

Valérie Pécresse a dit "saluer" le fait que le chef de l'État entre en campagne, estimant qu'il "ne peut pas se mettre au-dessus du peuple et ne pas venir dans l'arène pour débattre". Favorable à un débat avec Emmanuel Macron, elle a qualifié cette étape "d'absolument nécessaire", car "on ne peut pas promettre pour demain le contraire de ce qu'on a fait pendant cinq ans".

"Je serai au 2deuxième tour", a également martelé Valérie Pécresse. "Je porte un vrai projet d'alternance à Emmanuel Macron, un projet qui réparera la France parce que je ferai toutes les réformes qu'il n'a pas eu le courage de faire, une réforme des retraites, du travail et des salaires", a-t-elle indiqué. Parmi ses propositions, Valérie Pécresse promet de revaloriser les salaires dans le secteur privé de 10% pendant son quinquennat, à commencer par 3% de hausse dès le mois de juin.

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