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Estrosi et Les Républicains : un pied dedans, un pied dehors, avec un parti, mais pas encore parti

Christian Estrosi tenait son premier meeting mercredi à Nice au nom de son nouveau parti, La France audacieuse. Tandis que les modérés de droite prennent leurs distances avec Laurent Wauquiez, le maire de Nice hésite.

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Radio France
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Christian Estrosi (centre) a organisé mercredi 20 décembre une conférence de presse et une réunion publique afin de présenter le lancement de son nouveau mouvement politique, "La France Audacieuse" , en compagnie d'élus ayant rejoint son mouvement. (ROLAND MACRI / MAXPPP)

Quelque 800 personnes étaient au rendez-vous, selon les organisateurs. Christian Estrosi tenait mercredi 20 décembre à Nice son premier meeting au nom de son nouveau parti, La France audacieuse, entouré d’une douzaine de maires et de deux députés des Alpes-Maritimes. Alors que les modérés à droite prennent leur distance avec la ligne politique du nouveau président des Républicains, Laurent Wauquiez, le maire de Nice, lui, hésite, et semble au milieu du gué.

"Il a tout d'un marcheur"

Loïc Dombreval, député de la 2e circonscription des Alpes-Maritimes assurera même à la tribune que "Christian Estrosi n’est pas adhérent d’En Marche" mais qu’il a "tout d’un marcheur" "Vous avez bien raison de le suivre !", conclut le député.

Réforme de l’éducation, suppression de la taxe d’habitation, loi antiterroriste : plus Macron-compatible que jamais, l’homme assure ainsi le service après-vente de la politique gouvernementale. "Comment ne pas me reconnaître dans ce gouvernement qui a osé réformer le Code du travail ? Nous en parlions depuis vingt ans, mais on ne l’a jamais fait !", s’enthousiasme Christian Estrosi.

Comme Alain Juppé, des lignes rouges

Il ne se définit ni dans la majorité ni dans l’opposition. Il reste chez les Républicains pour l’instant mais fixe comme Alain Juppé ses lignes rouges. Notamment "celle qui consiste à dire qu’il n’y a pas d’accord possible avec le Front national pour l’instant" : "le pour l’instant est de trop", dénonce le maire de Nice. Ou encore, celle qui "consiste à donner à Sens commun une tribune pour promouvoir des valeurs qui sont plus proches de celles de Marion Maréchal Le Pen Le Pen que de celles de Jacques Chirac."

Un pied dedans, un pied dehors, avec un parti, mais pas encore parti : Christian Estrosi veut être sûr que son mouvement s’étoffe, explique son entourage. Avec, sans doute, la peur de se retrouver dans ce que les Républicains appellent une "cabine téléphonique".

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