Élections régionales : Emmanuel Macron "joue avec le feu" à vouloir "démolir la droite", estime le député LR Olivier Marleix

La secrétaire d’État Sophie Cluzel a confirmé vendredi sur franceinfo qu'elle présentera une liste LREM au premier tour aux élections régionales en région Paca après l'échec d'un rapprochement avec la liste LR de Renaud Muselier.

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Radio France
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Olivier Marleix, député Les Républicains d'Eure-et-Loir, à l'Assemblée nationale, le 24 février 2020. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Olivier Marleix, vice-président des Républicains, a affirmé vendredi 7 mai sur franceinfo que le chef de l'État "jouait avec le feu" à vouloir "démolir la droite" alors que la secrétaire d'État Sophie Cluzel a indiqué sur franceinfo le maintien finalement de sa candidature en Provence-Alpes-Côte d'Azur pour le premier tour des élections régionales. Jean Castex annonçait pourtant dimanche le retrait de la liste LREM en Paca au profit de celle LR conduite par Renaud Muselier. Une annonce qui avait avait provoqué des remous au sein du parti de droite. 

Pour le député d'Eure-et-Loir, il s'agit "d'un jeu très dangereux pour notre démocratie" car "la droite est aujourd'hui dans ce pays une des seules alternatives construites entre le jeu Macron-Le Pen". "Si les Français veulent une autre solution, un autre avenir ou projet que celui que porte monsieur Macron, la seule réponse, cela ne peut pas être l'extrême droite. Le président de la République joue avec le feu", explique le signataire d’une tribune parue jeudi dans Le Figaro et intitulé "Non, monsieur Macron tout le monde n’est pas à vendre".

"Une tentative de débauchage"

Pour le député de droite, pas de doute, c'est bien le chef de l'Etat qui est à la manœuvre : "C'est en réalité une tentative de débauchage et une tentative de confusion de la part du Premier ministre, mais quand l'offensive est lancée par le Premier ministre, on comprend qu'il y a derrière la main du président de la République. Tout cela ne rimait à rien. Les Républicains ont affiché de la fermeté, de la clarté."

Christian Estrosi, le maire de Nice qui a annoncé son départ du parti de droite, a fait savoir qu'il soutiendrait la liste de Renaud Muselier : "Je me réjouis que Christian Estrosi soutienne la liste des Républicains", réagit Olivier Marleix. Selon lui, le départ du maire de Nice "est un mouvement de mauvaise humeur. C'est ce que j'ai cru comprendre".

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