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Les incroyables devis de l'installation du nouveau ministère de la Défense

Pour pouvoir aménager leur lieu de travail, les personnels qui travaillent dans l'Hexagone Balard, à Paris, génèrent des surcoûts très importants.

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France Télévisions
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L'Hexagone Balard, le nouveau siège du ministère de la Défénse, dans le 15e arrondissement de Paris. (MAXPPP)

Avec sa longue façade blanche énigmatique et sa succession de toits sombres disposés en origami, l'Hexagone Balard, nouveau siège du ministère de la Défense, inauguré officiellement jeudi 5 novembre dans le 15e arrondissement de la capitale, intrigue de nombreux Parisiens. Mais les militaires des états-majors des trois armées (Terre, Air et Marine) qui ont progressivement pris possession des lieux depuis février vont également de surprise en surprise quand ils découvrent le montant du coût des aménagements nécessaires à leur travail.

Comme le détaille Challenges, les militaires et les agents du ministère ont d'abord été confrontés aux classiques dysfonctionnements des bâtiments neufs : ascenseurs capricieux, stores qui se ferment tout seul, badges d'accès défectueux. Mais c'est surtout le montant des devis proposés par la gestion du site, basée sur un partenariat public-privé, qui étonne, alors que le loyer payé par l'Etat s'élève déjà à 154 millions d'euros par an.

13 621 euros pour obtenir une imprimante et un scanner

Ainsi, le magazine économique propose des exemples de devis fournis par le consortium Opale Defense qui donnent le tournis : modifier le sens d'ouverture d'une porte coûte 2 000 euros, installer une imprimante et un scanner est facturé 13 613,21 euros. Ce dernier exemple est détaillé comme suit : l'installation de deux prises de courant coûte 2 274 euros, la maintenance, 3 194 euros et le matériel en lui-même, 8 146 euros. Le tout sans compter les coûts astronomiques du câblage (560 euros) ou encore de l'intervention d'un "chef de projet" (754 euros).

"Face à ces prix prohibitifs, il conviendra d’adapter sa façon de travailler aux nouveaux locaux, et non pas (ou plus) d’adapter les locaux à la façon de travailler", ironise un agent du ministère dans un e-mail consulté par Challenges.

Le magazine explique que les surcoûts sont un problème habituel des partenariats public-privé. "Mais on peut se demander si le contrat a été bien négocié", glisse le député (Les Républicains) François Cornut-Gentille, membre de la commission des finances de l’Assemblée nationale. Il semble y avoir une expertise plus forte, sur ce genre de projets, du côté des opérateurs privés qu’au sein de l’Etat."

 

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